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Affichage des articles du mai, 2008

Kayo Dot, Danishmendt, Mains d'Oeuvres, Paris, 26/05/08

Danishmendt : tueurs de chez tueur, ces post-hardcoreux de chez nous ! le batteur matraque ses fûts comme si sa vie en dépendait, les gratteux jouent la bave au lèvres, c'est à une véritable apocalypse de violence cathartique que nous assistons, traversée par des éclaircies méditatives, mais le ton est le plus souvent à un pachydermisme du meilleur aloi ; on reste pantois devant cette musique aussi abrasive que lancinante, et assurément viscérale. Bluffant. La scène a un avenir radieux avec des sidérurgistes de cet acabit.

Vous voyez le topo, où j'en rajoute une brouettée ?

Kayo Dot : du jazz pour ceux qui comme moi refusent d'en écouter, qui dissone crari contemporain, tendrement tendu, vaporeux, onirique, tout ça. Très bonne surprise pour ma part, m'a impressionné le mioche.

Gregor Samsa : j'avais piscine

Katharsis : VVorld VVithout End

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Si on célébrait le solstice de l'hiver-qui-consume en un teknival, et qu'il avait lieu en Norvège (au hasard, vers Espedal ?), voilà comment il sonnerait.
Je doute très fortement qu'oncques ait entendu de pareil monstre. Même la piste-titre, qui commence pourtant par une intro bien homologuée, entame sur du plus que mid-, et comporte au moins un vaguement identifiable refrain, finit par se laisser emporter par sa transe blastoïde et riffeuse et se fondre dans l'unité orgiaque de l'album en fusion. Bien possible même qu'il y en ait d'autres, des intros, mais tout juste s'en est-on rendu compte qu'on les oublie, elles sont bien vite amalgamées au déchaînement insane de cette musique de derviches tourneurs sataniques outre-surexcités, à cette hystérique célébration du torrent de riffs, avec ses passages où ça ralentit - juste ce qu'il faut pour faire haleter, un demi-bpm - avant de passer trois vitesses d'un coup de cravache, mangez ça mes frè…

Fixmer/McCarthy : Between the Devil...

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Souvenez-vous. 2004. Une fois passée une "Freefall" irrésistible dont on ne savait pas encore alors que, tout comme le titre de cet album est à compléter d'un "and the wide blue sea", elle se finirait aujourd'hui en Into the Night invinciblement racoleur - hormis cette ouverture de garçon coiffeur, disais-je, la bonne vieille EBM se transformait dans nos biscottos éberlués en musique de trance putassière et chercheuse de merde qui mettait une danse mémorable à n'importe quel yaourt allégé pour clubber colorisé et amical, tombant sur le dancefloor comme la Légion sur Kolvezi, et en grand équipement s'il vous plaît. La voix tondue d'un Doug qui n'a pas dû se faire porter pâle à beaucoup d'après-matches, et le programme de muscu rigoureux et méthodique d'un Terry qui a son petit talent pour faire les sonorités modernes rendre hommage digne aux cliniciens ancêtres. Et déjà, un peu partout dans la mêlée, de ténébreuses et persuasives in…

Sous le fumier, les pâquerettes

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Crénom, y’a encore des humoristes pour présenter ce disque comme du sludge malsain et crasseux aux jeunes couillons dans mon genre. LOLILOU LILETTEJ’aime tellement les étiquettes, et j’aime tellement faire mon Gulo du pauvre quand je sens pas l’inspiration, que je vais faire simple et quelque peu tranchant, sauf que là ça sera même pas littéraire ou joliment dit, ce sera juste l’idée, quasi grosso, que j’ai de cette rondelle de pure poésie : Acid Bath, c’est du grunge romantique ; dès lors, la question n’est pas de savoir si c’est malsain ou si ça a les ratiches propres, de savoir si ça sent le bayou ou si on peut le ranger a côté de Eyehategod ; la question, Gédéon, c’est que ça sonne comme si ça venait d’un vieux squat de Seattle, que c’est certes malade, camé jusqu’aux ongles et vicieux, que ça a l’œil mauvais mais que dans le fond, ça a une âme très hippie, emplie de bonté, ça ne cherche que l’amour et les poutous-poutous derrière le masque mosh bastard, les riffs qui s’abatten…

Allo Maman, bobo

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Je parle de Sally Shapiro, et là, je repense à ces salopes de déesses des eighties qui m’ont flingué la pompe à grenadine. Et à celle-ci, en particulier, sur cette B.O. pas franchement agréable mais contenant au moins « Chase » eeet… enfin, tu dois comprendre, je pense, si tu connais, tu devines illico à qui je fais allusion. Marianne Faithfull ? Pas cette fois, non.Donna Summer ? Dediou, non.Annie Lennox ? Ah ah, tu refroidis.C’est Christine Bennett, et c’est le thème de Midnight Express version vocale – et là-dessus, la belle s’entiche du plus gros maquereau des années disco, j’ai nommé Mister Moroder – et pulvérise en beauté et sans le moindre effort physique tout ce que les miss monde style Björk peuvent faire en poussant l’émotion au maximum.Qu’est-ce que je peux te dire… ce titre me fout les boules, me met plus bas que terre, me bousille les tripes, voilà… sans lui, le film en deviendrait limite rayonnant de joie.Jean-Jean

They tried to make me go to rehab ...

Quoiqu'actionnaire principal il semblerait que je sois, est-ce assez amusant, en passe de venir minoritaire sur au moins un de nos axes marketing majeurs : les jeunes requins sont encore plus littéraires que le vieux loup, et brodent à la décomplexé - c'est bien de leur temps, allez - des ordonnances fantaisistes et s'affranchissent dans la bonne humeur de cette vieille lubie poussiéreuse de l'amertume sur la langue. J'admire, sincèrement. J'en suis à peu près incapable (je dois plaider coupable au moins pour un truc qui commence par un a).
Attention tout de même : s'il n'y a pas de ligne éditoriale il y a quand même une condition liminaire, j'en ai pour ma part fait large profession mais sans doute pas ici : la musique n'est pas une religion, une drogue si. Partant, pourquoi diable se restreindre à un seul principe actif, une fois qu'on se sait toxo ? Que ceux qui n'ont "pas besoin de ça" aillent faire du sport. ABS.

Ceci posé, …

... Et voilà le résultat

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A force de les brimer, et trop longtemps, ils deviennent agressifs, ils mordent la main qui les nourrit, allez ... Je te foutrais tout ça en maison de correction, si j'étais pas aussi chrétien et bienveillant. Exprime-toi, jeune, ça soulagera ton coeur lourd, parle-nous de ton mal-être.

Les aguicheuses lipstick, j’en ai ras le braquemart Je vous parlais de femmes à l’instant, avec mes éternelles manières de teenage broken heart ; faut dire qu’en ce moment, je suis dans ma période grognasses, alors ça rigole pas - et là, je me passe Sally Shapiro, pour panser les plaies que cette grosse péripatéticienne de Marianne vient de creuser profond dans mes veines. La chtite Sally, c’est mon Urgo à moi. D’aucuns disent qu’elle est scandinave. En réalité, c’est une italienne, déguisée en petite blondinette niaise des années 80. Des fois elle sonne comme Mylène Farmer, d’autres comme une petite gamine nippone gnan-gnan, mais on s’en fout, elle est vivante et unique, et j’ai envie de vous fai…

Pour un monde meilleur

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Dans certaines contrées numériques aux visées dictatoriales, on opprime le chroniqueur, on le conditionne même du cerveau, le pauvre en vient même à s'autocensurer en volume, et à museler, ô monde honteux, son hyperbolite.
Heureusement, nous sommes là, chez SOUM, pour redonner la parole à ces accidentés du webzinat, et parler, c'est déjà commencer à se reconstruire, un peu. Derrière l'extended remix qui affole les foules, l'histoire humaine, tout simplement.


Heu… c’est dans le micro qu’on cause… c’est bon là ? Et la mèche, elle est comment ? Je pensais à un disque de pur lover pour fêter cette rencontre. Un disque que t’aimes pas, de préférence. Infernal Love, quoi…« Une fois qu’elle a consommé ce qu’il nous restait de compagnie/tendresse/niaiserie à lui offrir, la femme n’est plus qu’un mur contre lequel l’homme ne fera jamais que buter et s’égratigner sans que la bougresse n’y fasse attention le moins du monde. Et dans ses moments de désespoir brûlant, quand il vient d…

Gorgoroth : Incipit Satan

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Sans conteste possible l'album le plus troublant de ces fondus de Gorgoroth. On commence ... bon, par rire, comme relativement souvent avec eux - qui ne rient jamais. Non, mais tout de même, "A World to win", faites excuse ! Enfin, au moins ça va encore plus loi qu'Under the Sign of Hell dans le mélodisme playskool, ici on n'a même plus envie d'envahir la Pologne mais plutôt de chausser le sac à couilles en fourrure et de se pougner avec l'épée en plastique. On se dit aussi qu'ils vont jamais réussir à enchaîner un combo potable : à la pétrifiante "Litani til Satan" succède "Unchain my Heart" (oui, c'est aussi leur album lover), morceau certes bon tout comme l'incipit judicieusement intitulé "Incipit Satan", mais qui fait gentiment retomber dans le gérable l'ambiance sordide qui venait de nous saisir d'une prise gluante et lourde comme un noyé. Mais sitôt cette rugissante cavalcade branlée, on replonge en…

Fixmer/McCarthy : Into the Night

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Le nouveau Térence/Douglas, c'est un peu Casino Royale : une animalité virile tout juste civilisée cintrée à grand'peine dans un smok' sur mesure à chavirer tous les passants. L'élégance natale britonne, ici celle d'un hooligan quand notre vieux 007 est un docker, et l'élégance française, tout dans le port naturellement raffiné de la moustache. Dave Gahan en bomber's à la salle de muscu. Lover attitude full throttle, mais les Mort aux Vaches tout fusés se grillent vite si on a l'œil. Jean-Luc De Meyer et ses survèt' peuvent pas jouer dans cette cour. Ici on a aucun fantasme sur l'armée merci, mais on mutile au cure-dents sans lâcher sa pinte ni une grimace, sans cesser de tomber la belette - passez muscade, elle a même pas calculé qu'un cave trop aventureux pour sa propre santé a tenté de se mettre de la partie. Si vous tenez réellement à apprendre comment ça se passe dans la ruelle derrière, oubliées les manières tombés les blazers, écoute…

Je me prends trop de tartes, moi ;

ces derniers temps. Comment ça peut aller après, aussi ?
J'ai vu ma femme sur scène, sous les lumières ; et elle repart pour dieu sait où, pour les States, au bout. La seule qui ait réussi à me mettre aussi bas que Diamanda et Jennifer - et une autre. Aussi gothique, et aussi à poil, que sur les disques. Voire plus. Plus féérique encor, que sur les disques, parce que plus réelle - pas juste parce qu'elle est à quelques douloureux mètres. La première chanson exhalée comme si elle avait froid, comme si elle avait mal aux mâchoires. Tout du long, assurément plus heurté, que sur les disques, et tout aussi ... comme un ruisseau de forêt, fluide, limpide morsure saisissante de froid électrisant. Et ça s'est arrêté aussi abruptement que ça.

Merde, y avait Marissa Nadler à Paris ce soir, vous avez vraiment cru que j'allais dire quoi que ce soit des gratouilleurs de fâcheuses cordes qui ont joué autour ? L'espace d'un instant, genre ?



Bien. Ça, c'est ce que j'écriv…

Difficile d'en dire mieux

Vu que le Goulot aura déjà bien clapoté du gosier à ce sujet. En gros :

Fiend : Un peu lent au démarrage (hé, normal, c'est du doom merde), mais une fois la locomotive lancée, difficile de descendre en marche. Ca riffe, ça groove, méchamment, et dans le public, ça se nique les cervicales. La classe totale.
Complete Failure : Je parlais de cervicales, faudrait-il que je me répète, je m'en sentirais pourtant idiot. En même temps Complete Failure, c'est idiot, mais c'est ça qu'est bon. La comparaison avec Cursed n'est pas volée, ça tabasse à l'identique, en plus grind quoi. Foutrement jouissif.
Jucifer : Hélas. Tout ce que je retiendrai ou presque de leur set, c'était le son juste imbouffable pour ma part. Impossible de distinguer quoi que ce soit, ça semblait atonal au possible. Entre deux horribles assauts de grave à se péter le cerveau, on arrive pourtant à distinguer un potentiel sludgey ô combien délectable. Moins convaincu par les interludes grind, par …

Today is the Day, Jucifer, Complete Failure, Fiend ; la Maroquinerie, Paris, 18/04/08

Fiend : ça commence comme du doom standard, ce qui veut dire que ça entame direct les cervicales, irrépressiblement, puis à partir du morceau cool psyché dont j'ignore le nom, on commence à entendre enfin la voix d'Heitham, et le feeling assez monstrueux de la bande, autant dans le planant que dans les récurrents finale punky sludge des morceaux ; une furieuse envie de fondre sur leur stand, mais on me souffle dans l'oreillette qu'ils n'ont rien à vendre, chié ;furieusement à suivre.

Complete Failure : je sais que j'ai été un des rares à ma connaissance, avec la Perlouze, à kiffer ma maman aussi veugra, mais le fait est : CF (quelles initiales doublement prestigieuses ...) reprend les choses où Cursed les a laissées après le premier épisode, et injecte à ce crust sûrement fake et assurément 00's une sauvage dose de grind sans perdre grand chose en punk'n'roll, si Cursed en somme avait décidé de devenir plus méchant au lieu de devenir plus ambiancé ; …

Daniel Darc, L'Olympia, Paris, 17/04/08

Peine. Peine de constater qu'Amours Suprêmes, que je me retenais de réécouter depuis deux semaines pour l'entendre là-bas d'une oreille avide, n'est pas bien transcendant, désolé. Peine d'entendre comment son groupe de tâcherons heavy variétoche derrière massacre la délicatesse ou l'eightisme des morceaux (laisse la pianiste tranquille, Alain, et tue plutôt le batteur). Peine de voir les attentions fébriles et énamourées de Rozum avec Berry, sa fort mignonne première partie (et clone vocal de Mme la Présidente), qu'il fait venir à ses côtés et qui le poignarde de 3 bises sur les joues.
Joie, tout de même, d'assister à cette clôture de tournée en forme de branding fervent, exécuté par une bonne vieille Emma émue aux larmes et aussi marquée, dans tous les sens du terme, que le vieux Rozum.

Nine Inch Nails : The Slip

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Trent est un ami - il fait même partie du cercle de mes plus vieux meilleurs potes. A cela deux conséquences : l'objectivité, qui d'ordinaire avec moi fait deux, ici fera trois ; et je ne parlerai pas des deux premiers morceaux de cet album (sans compter l'intro).
A présent que nous voilà en bonne société, devisons aimablement. Tout un chacun s'accorde à se récrier que cet album est constitué de chutes de studio de With Teeth. Vous avez entièrement raison, braves gens. Chute, comme c'est approprié à propos de l'homme qui a écrit The Downward Spiral et Further Down the Spiral. Et c'est bien un frère de With Teeth que nous tenons là, la parenthèse engagée de Year Zero est bien finie - les concepts boursouflés, ça n'a jamais réussi à Trent, voyez The Fragile. Ainsi trouve-t-on ici "Discipline", chanson jumelle d' "All the Love in the World" - en plus écervelément pumping, de prime abord, poum-tssss technodiscoïdes en avant et gimmic…

K.K.Null & J.Plotkin : Aurora

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Ether empoisonné. Onirisme glacé. Requiem à cordes rouillées. Sinistre rituel métallique. Peut-être le genre de truc qu'on entend quand on passe de l'autre côté du rivage. Comme une hallucination auditive. Une résonance des pulses de l'organisme agonisant, réinterprétées par un cerveau en dégénérescence. Comme un ultime chant du cygne. A la croisée improbable entre Lustmord et Cocteau Twins, Aurora semble au-delà du temps, de l'espace, de la matière et des températures. Tout ici est froid comme une chambre d' azote sinistrée, ou brûlant comme un réacteur nucléaire en surchauffe. On est traîné en apesanteur dans des contrées limbiques, ou l'air est suffocant et la lumière, rare. Des vents arides viennent souffler leur musique sur le squelette métallique et la tôle froissée des buildings en ruine, tantôt dans la douceur d'un murmure, tantôt dans la virulence d'un déluge. Le temps semble s'être arrêté, rien ne bouge ou presque. Les quelques entités viva…

Seekness : The Crack Between the Nothing

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La trace de trop. Celle qui fait que d'un coup tout devient noir. Que les mots autour de toi enflent et éclatent comme des grosses bulles, te lâchant dans le vide. Tac-tac-tac, comme des fusibles qui sautent, dans tes oreilles. La vision prise d'à-coups, qui descendent, qui descendent. Celle qui te fait connaître ce que veut vraiment dire sortie de corps. Ce machin comme la mort, qu'on ne peut par définition imaginer tant qu'on y est, dans le corps. Devenir ça. Où le démonstratif ne pointe sur rien. Strictement rien. Disloqué dans toute la substance du firmament. Ça fritouille, ça stridule, ça déhanche et désarticule en ronronnant comme ça fond en grésillant, ça te viole par toutes les limites que tu n'as plus, tu es ouvert aux quatre vents du multivers, ça est, pas toi. Ça est cauchemar insensible, palpitation inerte, ça visque et ça consume. Ça a faim. Ça fait des fils comme de la fondue et ça grandit, démesurément, sans fin, et ça explose encore, et se dilate e…

Psyopus : Our Puzzling Encounters Considered

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Des ravages de vivre avec son temps. Chroniqueur et chroniqué intoxiqués au petit jeu de l'escalade et de la blasitude, avec la même excuse des deux côtés : la jeunesse, que voulez-vous. Car il faut bien le reconnaître, ce premier album-là ne procure que la migraine. Ce qui n'est pas le cas de celui-ci. Lui fait tout ce que vous avez toujours rêvé de faire subir aux Blood Brothers : les gonades collées au 220, la bouche au mixer, et la rondelle au marteau-piqueur. Met le jus, petit. Et ça swingue ! Façon Venetian Snares, c'est à dire rarement plus de quelques secondes, parce que toutes les 5 y a un blast à balancer au milieu des canards en plastique, des bonbons pulsatiles, des gouzi-gouzis limpides, de la joie de toute les couleurs et des piaulements vrillés. Comme chez Venetian Snares, on comprend rien et c'est ça qu'est bon, et là y a des guitares.
Franchement, c'est du chaotic hardcore, même si c'est sûrement 'achement composé, vous croyez pas que …

Piqure de rappel

Parce que c'est quand même du Acid Bath qui vient de taper un meuj de coco en un trait, et qu'il lui reste l'autre narine à faire - et qui n'a pas envie de jouer au lover, ça non.
Parce que je viens de me l'écouter un peu par défaut et que je me suis retrouvé à réprimer un haka graveleux à l'arrêt de bus comme un débutant, et que là, tout de suite, je le mets en album de 2008 sans même y penser ni discussion.
Parce que c'est le spectacle d'un groupe tellement à surbloc de grooves qu'il n'arrive pas à en tenir un plus de, allez, dix secondes, c'est pas du mathcore non plus - tellement il éjacule déjà d'un autre encore plus surgras et explosé de puissance.
Parce que le sludge, c'est bien, mais quand ça thrashe c'est encore mieux (filez m'acheter Hail!Hornet bande de tarlouzes) et quand ça deathe on ferme sa boîte à conneries et on a la gaule.
Parce qu'on est des hommes, oui ou merde ?

Tous ceux qui n'ont pas compris qu'…

Let there be a revival

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Les Soulsavers, auteurs d'un premier album de trip-hop cinématique machin parfaitement oubliable, entament ce second par une fatality sans pitié rigoureusement enivrante. Un gospel imparable qui te met par terre pantelant, carbonisé instantanément de désir du Seigneur.
Ensuite, ils déroulent ce qui est toujours du trip-hop cinématique, l'ambiance chaloupant cette fois langoureusement entre western de cul-de-sac et gospel de fond de flasque, au point qu'ils se confondent admirablement, dans un crépuscule boucané. Ce n'est plus la même histoire, du tout. Parce que sur le premier, ils n'avaient pas SAS Mark Lanegan, que vous appellerez Maître, merci.
Mark Lanegan l'avoue volontiers, il ne croit pas en Dieu. C'est sans doute pour ça que je reconnais si violemment la souffrance frissonnante, l'épuisement hagard qui gonflent et font l'âme vibrer quand il chante d'une voix d'enfant Jesus o Jesus I don't wanna die alone, Jesus o Jesus, now all I …

I am the walrus

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Jeudi dernier, c'était le premier mai.
Selon les endroits du cosmos on l'appelle Dur, ou Guldur, Loki, Bacchus, Lucifer, et tant d'autres ...



Sans, c'est tricher. Et donc, Gulo Gulo s'est rendu au Camp de Crucey accompagné du groupie n°1 d'Arkhon Infaustus, rejoindre Mike la tête de brique, un schizophrène clinique sous peutri, le Fronk et sa douce, et une pompière travaillée du bulbe , histoire de groover un peu en mode plastique fondu, et de faire un feu, comme il se doit en cette période sacrée de l'année, et de mourir deux fois ou trois, cramé au bord du cratère.
Maintenant il ressemble un peu à ça :




Les absents ont toujours tort.