lundi 19 mai 2008

Difficile d'en dire mieux

Vu que le Goulot aura déjà bien clapoté du gosier à ce sujet. En gros :


Fiend : Un peu lent au démarrage (hé, normal, c'est du doom merde), mais une fois la locomotive lancée, difficile de descendre en marche. Ca riffe, ça groove, méchamment, et dans le public, ça se nique les cervicales. La classe totale.


Complete Failure : Je parlais de cervicales, faudrait-il que je me répète, je m'en sentirais pourtant idiot. En même temps Complete Failure, c'est idiot, mais c'est ça qu'est bon. La comparaison avec Cursed n'est pas volée, ça tabasse à l'identique, en plus grind quoi. Foutrement jouissif.


Jucifer : Hélas. Tout ce que je retiendrai ou presque de leur set, c'était le son juste imbouffable pour ma part. Impossible de distinguer quoi que ce soit, ça semblait atonal au possible. Entre deux horribles assauts de grave à se péter le cerveau, on arrive pourtant à distinguer un potentiel sludgey ô combien délectable. Moins convaincu par les interludes grind, par contre, à voir sur cd, ça se rattrape peut-être. 


Genghis Tron : Formidable performance de jeanMichelJarrecore, c'était puissant, mélodique, un peu trop parfois peut-être. Pas de quoi casser la barraque, comme nous en avait pourtant prévenus un type défoncé à tout et n'importe quoi (Gulo nous lâchera bien une p'tite ordo, s'il a le temps) pendant la pause bière, tandis qu'on zappait scrupuleusement Nachtmystium, n'hésitant pas au passage à nous causer TITD en termes de "tarlouze metal", histoire de nous faire entendre qu'il fallait juste venir pour la compagnie des Tron, ce que nous n'entendrons pas de cette oreille, mais ça reste somme toute assez plaisant.


Today is the Day : Tarlouze Metal, tu disais? 

Au grand dam de certains, Today is the Day, est devenu avec le temps un groupe de bouchers. Rien de surprenant alors de voir Steve Austin et ses sbires ouvrir littéralement le feu sur leur public, massacrant au passage quelques-uns de leur vieux standards à la sauce grindoblastinyaface du plus bel effet. C'était juste jouissivement viscéral, psychotique à souhait, et salement défoulant. La punition, quoi. Mention spéciale pour le passage a capella, on n'y croyait pas mais il l'a quand même fait, et il a eu bien raison, le con.