dimanche 25 mai 2008

Katharsis : VVorld VVithout End

Si on célébrait le solstice de l'hiver-qui-consume en un teknival, et qu'il avait lieu en Norvège (au hasard, vers Espedal ?), voilà comment il sonnerait.
Je doute très fortement qu'oncques ait entendu de pareil monstre. Même la piste-titre, qui commence pourtant par une intro bien homologuée, entame sur du plus que mid-, et comporte au moins un vaguement identifiable refrain, finit par se laisser emporter par sa transe blastoïde et riffeuse et se fondre dans l'unité orgiaque de l'album en fusion. Bien possible même qu'il y en ait d'autres, des intros, mais tout juste s'en est-on rendu compte qu'on les oublie, elles sont bien vite amalgamées au déchaînement insane de cette musique de derviches tourneurs sataniques outre-surexcités, à cette hystérique célébration du torrent de riffs, avec ses passages où ça ralentit - juste ce qu'il faut pour faire haleter, un demi-bpm - avant de passer trois vitesses d'un coup de cravache, mangez ça mes frères c'est béni, et par-dessus de replanter une autre accélération, un cran de plus dans le vertige - étourdissement, engourdissement, papillotements, bourdonnements, c'est de l'ivresse à l'état toxique pur, toute résistance est grotesque. Cette frénésie affamée qui passe la démence par son obstination jubilante, ce tonnerre roulant indistinct de la palpitation du grand organisme frémissant à l'unisson, quiconque part en camping sans savoir où tous les premiers mai le connaît et le reconnaîtra sans doute possible, cherchez même pas à discuter.

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