lundi 12 mai 2008

Seekness : the crack between the nothing


La trace de trop. Celle qui fait que d'un coup tout devient noir. Que les mots autour de toi enflent et éclatent comme des grosses bulles, te lâchant dans le vide. Tac-tac-tac, comme des fusibles qui sautent, dans tes oreilles. La vision prise d'à-coups, qui descendent, qui descendent. Celle qui te fait connaître ce que veut vraiment dire sortie de corps. Ce machin comme la mort, qu'on ne peut par définition imaginer tant qu'on y est, dans le corps. Devenir ça. Où le démonstratif ne pointe sur rien. Strictement rien. Disloqué dans toute la substance du firmament. Ça fritouille, ça stridule, ça déhanche et désarticule en ronronnant comme ça fond en grésillant, ça te viole par toutes les limites que tu n'as plus, tu es ouvert aux quatre vents du multivers, ça est, pas toi. Ça est cauchemar insensible, palpitation inerte, ça visque et ça consume. Ça a faim. Ça fait des fils comme de la fondue et ça grandit, démesurément, sans fin, et ça explose encore, et se dilate encore, et encore en plaques de textures aveuglantes qui te traversent, et encore. Élévation, encore un peu plus, qui écrase. Ici les plans, grouillants, se chevauchent, s'interceptent, s'enchevêtrent, une orgie dévitalisée, intangible et dure comme l'os. Encore une imbrication. Une fusion en marche arrière. Ça laboure ta matière qui n'est nulle part, mais qui est la seule chose qui existe. Ça te parle, des mots qui ne désignent strictement rien, mais qui transissent d'horreur. Ça se contorsionne dans le sens en lambeaux en expansion où tu es éparpillé, ça y fouaille, ça intervertit tout, tout ce dont tu n'as plus notion depuis longtemps. Clac. Ça coupe.

1 commentaires:

Raoul a dit…

mortel et mortelle