jeudi 19 juin 2008

Amen Ra : Mass IIII



Ne croyez pas ce qu'on vous racontera ailleurs, Amen Ra ce n'est pas du postcore, et je le prouve.
Primo j'ai un poteau, le pauvre il en a trop écouté du posttruc et aujourd'hui il peut plus, il reconnaît volontiers qu'Amen Ra c'est du bon. Deuxio moi qui n'ai jamais réellement pu en écouter, après avoir dit tant et plus d'horreurs sans avoir écoutés les Belges dont il est question je suis tombé sous le charme comme une pucelle à la sortie de ce quatrième volume. Troizio il est de notoriété publique que le -core dans postcore est un résidu vidé de sens qui aurait dû suivre le même chemin que le hard-, et que le postcore ne prend rien d'autre que du chichon, et Amen Ra c'est du hardcore, du hardcore monotone, planant et qui rame, avec un chanteur qui vocifère crassement comme on se gratte des démangeaisons sans fin. Amen Ra n'a que foutre de vagues colossales et des mondes engloutis y attenants, en dépit de leurs artworks aux penchants monumentaux clichetonnants, Amen Ra ne survole rien, que le sol de très près (spéciale dédicace), là où les vapeurs toxiques se lovent lourdement, en poix comme la teinte dominante desdits artworks.
Mais encore ? Rien. La musique d'Amen Ra ne se déploie pas, ne se développe pas, c'est en autiste hâve, rongé par la fournaise des opiacés qu'elle annone ces riffs de forgeron, dont les fameuses montées, laborieuses, ne font que l'engourdir encor, dévitaliser un peu plus un cerveau qui n'est plus que charbon rougeoyant. Prostration. Résorption.

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