samedi 14 juin 2008

Gored : Human


Sombre ? Hé, par ma foi ! Oui. Lol ? Pas vraiment, non. Pas fondamentalement à cause des samples de cours de dissection compassés - mais pas en dépit non plus, hé ho. Car si au début on enregistre leur présence comme un cliché débonnaire, ils finissent à force par vous plomber le moral bien comme il faut, et contribuent insidieusement à cette sale ambiance de terne sauvagerie, de bestialité sans rut, que dégagent les morceaux de carne, et les vocaux - qui eux aussi font une entrée trompeusement anodine, toute pitchée, avant que d'abattre leurs sordides cartes sur la table dans un marmonnement de charogne. Pareil pour la batterie grind typique à base de blasts de pots de yogourt, ses coups de sang pathétiques sont finalement peau de lapin au milieu du marigot de groove putréfié bien death qui suffoque cet album, enseveli qu'il est de basse ignoblement douillette de crunch, qui donne à ce goredeath une touche nauséeusement industrielle - voire death industrial - Great Death, quoi. D'ailleurs ils vous feront même endurer quelques passages décharnés-glauques de ruelle, vous savez, comme tous ces groupes de crustcore new school se sentent obligés d'en faire. En beaucoup moins glamour et bottleneck. Tout dans ce cauchemar est terne, lourd, grumeleux, hostile, morose. Amis du fun et de la paillardise à 4°6, crevez.

1 commentaire:

Le Moignon a dit…

Ahaha Death Industrial, ça c'est du GG tout craché ; encore un vilain mensonge pour faire baver les fans d'indus peu enclins à écouter du gore death qui tâche ; du coup, forcément, ça donne envie, un peu