samedi 7 juin 2008

Kill the Vultures : The Careless Flame


Je vais pas vous la jouer urbain, flingues, renois patibulaires, flaques de sang, ni tout le saint frusquin. D'une, je sais pas faire, ou j'ai la flemme, ou c'est pareil, enfin y veulent pas. De deux, ça me fait pas du tout ça, KTV.
Bien sûr, ce disque sent la rue. La rue comme quand on y descend le cerveau en vrac, le coeur en scoubidou fondu, les nerfs en tartare, la mâchoire dépendue - je vous en foutrai moi du "au ras du bitume", vous avez déjà arpenté le pâté de maisons les bras à plusieurs tonnes chaque, façon gibbon, et le menton pire encore, avec le filet qui commence à dégouliner, les yeux qui scrutent tout par dessous ? Avec le cruchon qui saute qui bute, toujours sur la même phrase qu'il lui tourne autour, toujours aussi impossible, et y a pas moyen, il y revient, à se vénèr tout seul, chercher à piger - vraiment ? Ou juste à s'assommer dessus à force, à la faire rentrer quelque part qu'on en parle plus, qu'on oublie tout qu'on redevienne comme eux, là, présentable, opé, affairé ? I got a reeeeeeeeeeeeeeal indication of a laugh coming on ...
Mais ça s'arrête pas, ni la voix qu'on connaît bien et son galimatias obsessionnel, ni les absurdes fifrelins qui tournent en boucle en se cognant aux murs du labyrinthe sur le tambourinement doucement frappadingue. C'est la jungle assurément, mais elle est mentale, la touffeur est encore pire et les serpents mordent plus fort que des balles. Insane in the membrane.

3 commentaires:

Jean-Jean a dit…

opiiiuuuuuuuum

gulo gulo a dit…

t'en as ?

Liria a dit…

tu parles...