vendredi 20 juin 2008

Krisiun : Conquerors of Armageddon


Du brutal death, à ce qu'on dit. Une connerie, si vous voulez mon avis, puisqu'il est bien connu que le brutal death est une musique illisible par des oreilles qui aiment un tant soit peu le groove. Conquerors of Armageddon, c'est plutôt un Slayer qui n'alignerait que des latinos - il paraît qu'ils sont brésiliens, pour moi je sens des quintaux de Colombie là-dessous, see what i mean - ou un Morbid Angel bodybuildé comme sur Gateways, pris d'un véritable berzerk. C'est primaire, répétitif, monocorde sur le blast, ça ne dissone ni ne sweepe ni ne tappe ni rien, obrigado. Il suffit d'être evil et d'exploser ; et pour ça, todo match ! Car, à savourer au casque, sous ou plutôt sur les riffs menaçants qui font le boulot sans imagination, puisqu'il suffit d'une poignée de notes de préférence proches et dans le bas de la gamme, il y a le flow du growler, à la personnalité bien trempée et débordant dans tous les coins, son timbre rauque et inhumain, quasiment du Ben Falgoust sans le détachement cynique, mais aussi cruel, et le flow, aussi, du batteur, tout aussi volubile, qui donnerait presque envie de dégainer le "tribal", si ce n'était qu'il réussit, lui, à convoquer les tambours de guerre, contrairement à certains compatriotes gras du cheveu, et qu'il grimpe systématiquement un level de déchaînement chaque dernier tiers de morceau - partie où, veinards, le guitariste vous fond également sa petite bielle avec une régularité remarquable.
Bref, que de la bonne furibardise déversée en tonnes linéaires. Alors, parler d'un disque qui envoie la purée en quantité industrielle comme d'une gourmandise qui ne se déguste que bien concentré sur la finition, c'est sans doute contre-productif ? D'une, ce n'est pas leur meilleur à mon goût (je préfère l'ultra-saccadage encore plus dopé du dernier-jusqu'au-21-juillet AssassiNation, ou la rawitude du Black Force Domain des débuts) ; de deux, vous passez à côté d'un bon coup de bûche, c'est vous qui voyez.

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