vendredi 13 juin 2008

November Növelet : Cigam


A-hem ; quelle heure est-il - quel jour sommes-nous ? Oh ; ils ont fini par m'y envoyer, sur cette station sur la Lune, alors ? C'est donc que j'ai bien fini par faire/subir quelque chose d'abominable ? Mais pourquoi d'ailleurs semblè-ce si évident ? Et pourquoi, dans ce cadre apaisant, lénifiant, clinique, hygiénique, curatif, où je me trouve apparemment, tout est-il si évidemment, limpidement douloureux, tranchant, lancinant, alors que mon cerveau, que toute la routine communément appelée âme, ou coeur, paraît court-circuitée, alors que tout vécu toute surface émotionnelle paraît pure et stérile tout est-il si source d'élancements aussi aigus que fantomatiques ?
Des fois, la chose qu'ils m'administrent par les côtés du crâne s'endimanche de pulsations gauches et caressantes, ça tire sur un boyau en moi mais il n'est tendu qu'au néant. Je veux pleurer, alors, mais j'aimerais encore mieux me rappeler ce que le mot veut dire. Je m'entends parler à l'envers, lettre à lettre. Je le sens partout mais ne le vois nulle part ; Satan est ici.
Ça gonfle en moi, ça frémit déjà juste derrière ma frontière avec l'extérieur et à toutes mes issues, et derrière il n'y a qu'un rien dévorant.

"Docteur, on est en train de le perdre !"

1 commentaire:

jean-jean a dit…

wow, mais faut que je m'achète ce disque presto ... ah merde, je l'ai déjà, et il fait déjà partie de mes all time favs ; j'ai pas trop envie de répéter tout ce que j'en ai déjà dit, et la chronique est aussi parfaite que possible, donc simplement : merci