mardi 22 juillet 2008

European Conquest, Trabendo, Paris, 21/07/08

Amen Ra : splendide, quand même, ce petit groupe ; vous pouvez me croire, je venais de caler un litre de guinouze en 30 minutes, le test ne pardonne pas aux groupes juste bons vite fait ; assez clair toutefois pour voir les défauts, et les mêmes se défaire d'eux-mêmes ;
d'une, il y a des projections ; oui, mais elles sont tellement anémiées du projo et troubles sur leur drap, qu'on met la moitié du set à les calculer, et qu'elles e sont presqu'abstraites, en noir et blanc comme il faut, et bien moins gratinées que leurs artworks ;
de deux, c'est un peu tout pareil que sur disque (une légère déception en passant : le chanteur ne se gratte pas comme me l'avait décrit l'estimé camarade cité dans la chro à laquelle je vous renvoie, tas d'incroyants), mais comme le disque est un miracle ... du neurocore qui fait pas chier, infiniment pas tenté par les carrières de la poste malgré les riffs épiques employés, sublimement terne et gourd.

Black Haven : eux, par exemple, ils ont très mal vécu le test du litre

Coliseum : fuckin' (sic) punk rock ; 'n'roll ; mélodique, mötorheadien, moderne ; hmmm ; peut-être un brin trop moderne pour que je supporte à la zouam, mais en live ça passe plutôt bien l'épreuve de la céréale.

Le Moignon et son Pixel Pourri (qui ne va pas tarder à constater façon Vanish Oxy Action et une fois de plus, que là où je suis le concert est bon) d'acolyte ayant débarqué, on passe à l'étude de la fermentation des fruits en grappe, et, partant, aux chose sérieuses.

Integrity : quoi ? vous voulez savoir si c'était la guerre ? c'était la guerre, malgré une setlist total medley faisant forcément la part aux albums les plus manowaresques, Dwid est prophète et ce n'est pas nouveau ; le pit, pathétique et prévisible, foisonnait de mikazuki, yoko tobi geri et autre tetsui, j'ai pas tiré y avait personne dans ma caté.

On essaye le trab shot, je dirais un genre de punch, pas mauvais.

Converge : faites excuse, mais pour une fois le mot s'impose : abrasif ; chaos plus accrocheur que dans mon souvenir de l'antépénultième tournée, et puis ils ont joué un (peut-être deux) morceaux de Poacher Diaries, et puis surtout ils ont joué le morceau de Godflesh, là ...
Dix bonnes minutes de bonheur sans mélange.

Après, j'ai trouvé ça presque trop long, je finis par préférer les concerts type ci-dessous, la frustration y a rien de plus chaleur.
Mais le petit bonhomme a toujours un charisme renversant, et il est de plus en plus au point vocalement - et au niveau jonglage de micro aussi, mais ne persiflons pas, tous ces ricains étaient si remarquablement désireux de communiquer qu'ils en paraissaient pas loin de sincères, ce soir.
Et, avec un passif de 5 heures de sommeil sur lino et un déménagement depuis la veille, ils m'ont déchaîné sans faire de manières, alors comme dirait ma copine Mylène, c'est une bonne journée.

1 commentaire:

Benjamin F a dit…

Ouais c'était le chaos !