mercredi 23 juillet 2008

Leech Woman : 33°


T'en as pas marre d'écouter du bruit? Non? Hé bien ça tombe à point, parce que c'est le moment ou jamais d'en remettre une couche. Tu penses être venu à bout de tout ce qui se fait en matière de tapage de bidon, froissage de taule et autres guitares insalubres? Toi et moi faut qu'on cause d'un groupe à rajouter à ton tableau de chasse. Démerde-toi pour me le caser là, quelque part, entre tes Big Black, Godflesh, Skinny Puppy et autre Sielwolf. Leech Woman c'est tout ça et sans doute d'autres trucs non identifiables, des influences à priori diverses mixées en une masse compacte de chez compacte. Ici, chaque élément fait partie d'un tout indissoluble. Brutal, suintant, étouffant. Et surtout bruyant. Très bruyant. On sent d'ailleurs nettement les fans de Discharge, même s'il est pas ici question de D-beat, plutôt de cette fâcheuse aptitude à exploiter à fond chaque instrument pour en tirer un maximum de boucan. La prod' ne gâche rien, torchée par un certain Martin Atkins, un vrai keupon, celui-là, il s'est sans doute pas foulé pour le mixage, vu comme ça sonne cru. 
C'est bon, ça t'a fait envie ou j't'en remets un peu? Percus métalliques allant de cliquetis hystériques à cadence tribale, à du tabassage de taule -qui rappelle parfois Pain Teens- sans causer des accélérations hystériques, qui viennent t'écraser la gueule, oui, comme quoi, pas besoin de pachydermie cathartique pour ça *kof kof*. Guitares dégueulasses, limites inaudibles, dont le principal intérêt est surtout de rajouter une croûte de saturation et de larsens dans un magma sonore déjà bien arrangé façon fournaise. Allez, je m'arrête là, j'pense que t'as saisi le tableau.

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