jeudi 17 juillet 2008

Oxbow + Harvey Milk, la Maroquinerie, Paris, 16/07/08

Ça se décrit, une soirée pareille ? De toute façon j'étais fait et sur-fait, donc je n'ai pas retenu grand'chose de concret, que le souvenir béat d'une jubilation d'une intensité rarissime.
Harvey Milk a attaqué direct avec le concert de l'année à égalité avec celui de mémé Galas, jouant tout ce qu'ils savent jouer sur leurs albums à la fois, en quelques pauvres dizaines de minutes : grunge belliqueux, pataugeage lentissime, et chansons de fête des mères illuminées, un brutal orgasme d'une demie-heure ; et puis, Oxbow, les seuls qui pouvaient honorablement prendre la suite, les seuls qui puissent ne pas se ridiculiser instantanément après un tel massacre ; j'ai même trouvé qu'ils jouaient dans une veine assez proche d'HM, pleins de majestueuse gravité ; mais bref, comme le dit ailleurs un estimé confrère, ce genre de concerts est indescriptible, les grands moments d'une vie ne se décrivent pas, ils se vivent.

1 commentaire:

jean-jean a dit…

Harvey Milk Président