jeudi 7 août 2008

Danzig III : How the Gods Kill


The year of my discontent ? Quite not so. The Coming of me.
Le temps de mon avénement aura duré deux albums. Deux disques de ma splendeur. Avant que je ne succombe, à mes propres pestes, ne chute, comme tout ce qui porte la lumière aussi haut, aussi âpre. Après ma fuite, qu'il serait plus juste de nommer libération, je fus le seigneur du pays sauvage, de tout ce qui s'ouvre à une courte foulée de vos existences rabougries, de vos grelottements de moutons, je hantai souplement ce domaine qui s'étend offert à qui veut le prendre. Je cramai follement dans un pandemonium dont j'étais le maître en majesté. Affranchi de toute autorité, des rites du bayou de mon initiation, roi en hard rock, sans partage, sans conteste. Je ne craignais rien du moindre grand dadais, alors, je broyais l'univers dans ma main, et je riais et j'énonçais les vérités terribles et grandioses, terribles et sublimes comme était ma terrassante séduction.
C'était avant que je ne sois rongé, dévoré, roussi et mis à bas par mon propre feu dans la solitude du lion ; que l'inquiétude ne me gangrène, que je ne me livre tout apprivoisé au troupeau, mendiant une loque de leur affection plutôt que l'horreur des cîmes dantesques où pantelant j'aboyais en proie à la famine et aux visions.
Le vertige, et la chute. Je me suis remis au pento de ma jeunesse, cette fois à la truelle ; j'ai arrangé mes cheveux ; contrefait de mon mieux la façon des bellâtres châtrés, et flatté leurs sens de sybarites ; moi, la Séduction, je suis devenu charmeur ...
(à suivre)


Ceci est, évidemment, dédié à quelqu'un qui a beaucoup contribué à mon amour du black metal, mais surtout et encore plus évidemment, à moi-même et à tous les gâchis.

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