jeudi 28 août 2008

Neurosis : Given to the Rising


Neurosis sur scène, aujourd'hui, ça assure pas le belin, c'est tout mou, à ce qu'on raconte. Je vous dis ça, j'en ai pas la moindre idée, la dernière fois que je les ai vus, c'était 1995.
On les range à l'hospice, les barbus, qui ne sont même plus foutus de nous donner l'apocalypse, pensez donc.
Oh pauvre ! l'apocalypse ... Il y a beau temps qu'il n'y a plus d'apocalypse à espérer, que les yeux se sont éteints à force de la chercher à l'horizon. Tout ce qui en viendra, de cette ligne inhumaine, c'est la mort. Et il faut se battre pour parvenir jusqu'à elle ; toujours ; brutalement, cruellement, quand bien même on n'y croit plus, qu'on aspire qu'au repos, que chaque élan n'est qu'élancements, que les membres sont lourds, les articulations gourdes, les crocs émoussés, l'esprit hagard déjà en partance rêveuse. Tout est devenu souffrance et cendre sur la langue ; et il faut encore assommer, équarrir, démembrer, péniblement, balbutiant, dans la nuit qui vient, sans savoir quand enfin l'on sera mis à bas.
Bien sûr que cet album sent la fatigue, une fatigue immense. Bien sûr qu'il est sublime.

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