lundi 8 septembre 2008

Die Form : Corpus Delicti 2


J'aime celui-là. Pas de sensualité, tout dans la sexualité. Et la douleur. Pas de douces caresses, de poses lascives, de tendre murmures, ici Die Form se cambre, jambes écartées, sort ses outils. Le SM à son plus évident. Coupant comme un scalpel, carré comme une réclame pour voiture teutonne, sexy comme une séance télévisuelle du samedi soir. Philippe Fichot l'a bien compris, le sexe a un quelque chose de diaboliquement machinal, on pistonne, on pistonne encore, on pompe, on pistonne, on re-pompe, on ne s'arrête pas de donner du piston, on lubrifie, on vidange, on reproduit, etc. Les films porno se fabriquent à la chaîne à partir d'un même prototype, l'homme devient machine-outil, la machine-outil devient satyre. Avec pareille théorie, on pourrait baiser n'importe qui et surtout n'importe quoi. Même un poteau électrique, pourquoi pas? N'importe quelle machine en action peut prendre cette coquine connotation, fétichisme aidant. Alors quand Die Form se fait aussi froid et mécanique, pas question de penser frigide. Les rythmiques sèches, nettes et coupantes disais-je donc, sont contrebalancées par des basses acides mouillées du bout du doigt. voix robotiques et mélodies moustachues, énorme envie de bouger son boule dans cette énorme usine à gaz sado-maso sur fond de partouze high-tech, sexe anal-logique et torture chirurgicale, jusqu'à la barbarie sur le morceau-titre, découpage au hachoir en mode cybermédiéval, l'orgasme promet d'être violent. Love with machines? Tu l'as dit, Fifi.

2 commentaires:

gulo gulo a dit…

grmbl, je me fâche sur le libellé ? allons allons mon âme, il faut laisser la jeunesse rêver ; quant au disque, en effet, tu l'as dit Fifi : ça manque d'Eliane

Le Moignon a dit…

Bon j'en laisse qu'un, mais si je te laissais faire tu foutrais tisane espèce de sagouin. Manque d'Éliane? Bof, on l'entend, un peu, pis c'est ptêt pas non plus le but de ce disque...