lundi 8 septembre 2008

The Horrorist : Attack Decay


Un disque qu'il a le défaut de sa qualité : c'est un album de DJ. Alors d'un côté, on passe une excellente soirée, variée et dirigée de main adroite, hop un Suicide Commando (hey, tu connais ce remix ?! c'est bien mieux que l'original !), plaf un New Order, boum un Nitzer Ebb, aïe un Klinik, hop un petit coup de Thunderdome début 90's, oh du November Növelet, SLAP du DJ Rush ! bref on se croirait dans une émission de télé-réalité (get it ?). De l'autre, certains morceaux durent un peu plus que la bonne idée simplette qu'ils peuvent apporter dans un mix. Mais peut-être est-ce là le vrai minimalisme, celui qui ne se cache pas du simplisme derrière une outrance ostentatoire en alibi arty de la chose.
Enfin, n'imaginez pas un mix pas mixé, non plus, il y a quand même pour unifier la discrète touche Horrorist : une froideur tordue pas bien rassurante mais bien tenue à l'orée du subliminal, un vice sardoniquement réservé qui pouffe sous cape tandis qu'il tire les fils de ses danseurs innocents. DJ Rush, en vérité, il y a de ça, dans cette inquiétante désinvolture.

Oui, cette chronique est rigoureusement chiante, mais je sens bien que nul par ici ne sait goûter la vraie préciosité grand teint.

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