jeudi 18 septembre 2008

Panacea : Twisted Designz


LE darkstep. Oubliez tout le reste, ça ne sert à rien, tout est là. Un gros allemand blond avec deux labrets et un nom ridicule (Mathis Mootz), de la rythmique jungle triple épaisseur qui bave sur la syncope, de la basse phat arrogante en veux-tu en voilà, des riffs de synthé horreur des Carpates qui embaument le rotterdamcore, un don inimitable pour caler plein de retombées vicieuses alors qu'on attend désespérément l'explosion salvatrice totale furia sur le dancefloor, un vrai album, construit, retors, ambiancé, tortueux, et non la suite de tubes bovins qu'on pourrait attendre du rondouillard (et qu'il nous servira souvent ailleurs) ... Je peux pas tellement vous dire mieux, si vous voulez vraiment en prendre toute la mesure, en palper et sentir toute la consistance et les volumes, comprendre de tous vos sens pourquoi il me fait penser à Indiana Jones et le Temple Maudit, profiter de plain pied du grand son et lumière pompier, du grand huit dantesque et monumental, il va falloir passer chez votre vétérinaire.