vendredi 5 septembre 2008

Remote : dark enough


Fatal. Façon target is locked. J'ai bien essayé de trouver ça facile, convenu, ennuyeux, la première fois. Mais la chose était braquée sur moi, excessivement précisément : aussi planant et hypnotique (ai-je besoin de souligner que je ne dégaine pas volontiers le terme ?) qu'un mix d'after de DJ Warrio dans le temps, aussi cotonneusement pumping, et en version electro-isée par-dessus le marché. Le point de cristallisation parfait entre (backroom-)house, tech-house des petites heures, et electro, en fait, aussi obscur que la pochette, étouffé, pesant, insidieux, imperturbable dans sa pulsation langoureuse, interminable coït torve et soyeux, le truc à moitié anesthésié qui ralentit au lieu d'accélérer, qui engourdit la conscience, turgesce le cerveau, engloutit tout indistinctement dans une mélasse de plaisir sans issue ; tout le dancefloor, les uns au bord de la tétanie, les autres coulant comme du sirop, uni dans le serrage de dents violent.
Oui, je crois qu'il fait assez noir.

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