samedi 25 octobre 2008

Doormouse : Broken


Samplite potache qui tape de préférence grassement dans le dégénéré, le ringard et le graveleux, rythmiques jungle et breakbeat saucissonnées et escagassées, accumulation barbare de plans : le doute n'est pas permis, Doormouse fait du breakcore. Pourtant, il y a ce malaise. Hormis les samples de jazz enfumé élégamment inquiétant, aucune mélodie, juste de la programmation rythmique pas foncièrement épileptique, mais volontiers encline à la bassdrum, brutale sans jamais céder au gabber et aux stroboscopes, et tout le long de l'album ce subtil souffle grondant, sourd à ébranler les murs, comme celui qu'on doit entendre du fin fond de la cave de Buffalo Bill pendant qu'il se surkiffe en haut sur "Goodbye Horses".
Et encore, je vous ai même pas parlé de l'interminable coup de fil entre la brave Debbie, du fast food, et cet abominable ado à qui on attribue sans barguigner la binette de Philip Seymour Hoffmann, qui veut savoir, si jamais il postule, s'il pourrait être rémunéré en bacon ...

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