lundi 27 octobre 2008

Eagles of Death Metal : Peace Love Death Metal


Je suis la plus belle des petites putes. Je suis tellement beau gosse et animal avec ma baby face et ma moustache que ça fait des étincelles partout où je traîne mes guêtres. Très souvent c'est même trop et ça fait du rififi, y a quelque chose dans mon charme fatal un peu brut, un peu cru, de trop, qui fait venir des envies de m'étrangler, de me casser la tête sur le lavabo, à celles que je baise dans les toilettes des clubs autant qu'à leurs réguliers au comptoir qui me regardent les déchaîner sur la piste comme jamais ils ne les verront - mères de familles fatiguées et frustrées du rêve, petites cruches ploucardes, allumeuses efflanquées et affamées de mon espèce, pas une qui me résiste, et moi je gère pas en gentleman, ça non, malgré ma voix de canaille plus smooth que smooth. Y avait ce petit rôle taillé pour moi, dans Thelma & Louise, c'est un autre petit enculé qui l'a eu ; il a quitté cette banlieue sans avenir depuis, pour L.A., un jour j'irai moi aussi, un jour tout le monde verra que je suis la plus irrésistible des petites frappes, la plus angélique des insupportables gouapes, toutes elles en perdront le sommeil de rêver de moi, elles se déchireront pour moi, elles voudront me déchirer en pièces ; mais pour l'instant je sais pas assez me contrôler, dès que je m'éternise et je peux pas m'en empêcher, je sais pas m'arrêter, ça dérape, j'en fais trop, je porte sur le système, je me fais jeter d'à peu près partout. En attendant mon jour, raclée après raclée je peaufine mon style, ma touche, en attendant d'avoir assez de flouze, tu vois, pour me payer les vraies sapes qu'il me faut, j'ai toujours mon peigne dans la poche de mon stone-washed dégueulasse, pour me recoiffer à leau aussi régulièrement qu'il faut. Et je rocke à tomber en syncope, sur la piste, tous les putains de morceaux, jusqu'au matin.

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