vendredi 3 octobre 2008

Enslaved : Eld


Oubliez Faramir, Pelennor, Bombadil, la Lorien, toutes ces mignonneries qui nous ont valu, ou à quoi l'on rattache d'office, tant de groupes en plastique rutilant, débordants de farfadets ripolinés, de fifrelins, flûtiaux, chanterelles, de sortilèges en 16 millions de couleurs, tout ce Mortiis-metal. Oubliez Le Seigneur des Anneaux, cet âge de l’avènement de l'homme sur le monde, dans le temps-même de sa déchéance inexorable.
Pensez Hurin, Beren, Angmar, claquez des dents au souvenir de ces histoires battues aux vents durs, lourdes de tambours de guerre, criées par les stupides corbeaux, amples dans leurs chœurs hâves, aux capes grises et pesantes, aux forêts désespérées, aux débâcles dans les landes gelées, aux chasses sauvages, à cette enfance traquée et farouche de l'homme tout juste au sortir de sa préhistoire. La beauté, si beauté l'on est capable d'y trouver, est sans joliesse, comme la pierre taillée, la souche blanchie comme un os, givre ou sel. Pensez Silmarillion-metal.

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