vendredi 10 octobre 2008

Front Line Assembly : Implode


C'était pas si compliqué finalement : mon pote, dans Front Line, c'est Bill.
L'histoire a fait que j'étais occupé ailleurs, alors, mais la période où il a eu les mains libres (et un comparse un peu raffiné) est celle qui me ravit le plus. Enfin la confusion-profusion de strates-sources sonores maison ne sert plus à enjoliver le pompage (de fonte et de mou) rythmique, elle ne sert plus d'ailleurs, elle est, elle libère toute sa matière infiltrante et onirique, encore mieux que d'ordinaire la voix de Billouze et sa texture changeante s'y fond, s'y agrège, y dérive, enfin un album de FLA qui laisse toute leur place aux murmures, au chuintant, aux sifflements vaporeux, où tous ces germes abstraits qui servaient auparavant d'habillage au gros bolt thrower à vérins - et qui étaient pour bibi tout ce qui le sauvaient de l'ennui embarrassé - étendent leurs voiles toxiques entre les breakbeats frissonnants, les lignes de chant waveuses ne sonnent presque plus ricaines, les samples religieux font penser à Skinny et ceux world pas à Enigma - pardon, Delerium.
Mon dieu, Front Line Assembly a enfin réussi à sortir son album de future-wave névrosée ? Son album féminin ?
Quoi d'étonnant finalement, c'est ce gros veau de Fulber qui a été dans Fear factory, et c'est Bill qui a été dans les Images in Vogue qui venaient tout juste de changer de nom ...

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