vendredi 17 octobre 2008

The Jim Jones Revue


Du rock'n'roll, du vrai, oui môssieur. R'in à voir avec c'qu'y z'écoutent, les jeunes de maint'nant ; j'te cause pas non plus de c'qu'on appelle le rock'n'roll aujourd'hui, d'la musique de zoulou, oui ; ça, non môssieur! Du rock'n'roll, du vrai, avec des vraies couilles et du vrai swing dedans, les 50's, la route de Memphis que j'vais pas t'en faire un dessin non plus, bref, le bon vieux rock au Billy des familles. Oui MÔSSIEUR! 
Tout ça est juste et bon, mais n'oublions pas que c'est SOUM ici, alors comprends que le rock'n'roll dont il est question, là, tout de suite, maintenant, est un peu plus râpeux que la normale. Pour sûr, Jim Jones fait péter le bon big band comme à la vieille époque, guitare, piano et tout le bazar, mais avec une énergie et une intensité qui frise la névrose, pour ne pas dire qu'on nage en plein dedans ; un peu comme si Birthday Party se tapait un récital hommage à Chuck Berry ou autre Jerry Lee Lewis, avec Jim Thirlwell dans le rôle du crooner braillard. C'est raw, c'est sec, ça donne soif, ça défrise, bref, t'es pas loin de recevoir la boutanche de sky sur le coin de la gueule avant la fin de ta demi-heure de brutal vintage. Foin d'australien ni d'amerloque ici, les mecs sont londoniens, ça en dit long sur le sujet. Punk is dead, long live the King.

1 commentaire:

Anonyme a dit…
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