dimanche 26 octobre 2008

Napalm Death : Enemy of the Music Business


Ce qu'il y a de chouette avec Napalm Death, en tous cas depuis Fear Emptiness Despair, les prolégomènes j'ai jamais accroché (encore) - c'est leur mille et une façons subtilement différentes de sonner discrètement indus, sans jamais avoir le mauvais goût de donner dans le metal indus - soyons honnêtes cher Moignon, les bons groupes dans le style on les connaît et ils sont vite comptés, ensuite c'est du cyber-cheddar, Fear Facto, Strapping et consorts.
Napalm ils sont comme Patrick somme toute, bon sang ne saurait mentir. Ici le terroir dont on sent la richesse à chaque instant, c'est Birmingham. Mick et Justin ont beau ne plus être du nombre depuis beau temps, et leurs coulègues ne probablement pas écouter autant d'unmetal qu'eux, la parenté est tangible comme une tumeur florissante.
Sur Enemy, ils ne nous font pas du Streetcleaner fuligino-fulminant comme sur Fear Emptiness Despair, ni du pur son claustro nineties axe Vae Solis-Desensitized-Pure-To Spite the Gland that Breeds-World Demise comme sur Diatribes, ni du Justin bourré dans le pit comme sur Inside the Torn Apart, ni même du Ministry punk'n'roll avec un magnum d'amphés comme sur Order of the Leech (edit : je sais pas où je suis allé la chercher, celle-là, faut que je me réécoute Smear Campaign bientôt, c'est peut-être bien lui qui m'avait lointainement fait penser à du Ministry furieusement enjoué).
Mais du death metal inhumain, monumental et glacial. Avec la généreuse louchée de furibarderie épaisse comme du gruau pour nous sauver du cauchemar futuriste à imagerie totalitaire chromée que ç'aurait donné entre les pattes prétentieuses de n'importe qui d'autre - au hasard, des boches ou des ricains.
Sans doute l'album de death "propre", à muscle, le plus furax que je connaisse. Sacrés connards de punks. Il fallait au moins eux pour mettre une calotte comme ça au brutal death.

4 commentaires:

Le Moignon a dit…

Rââh celui-ci est fantastique, en effet ; toutes ces Napalm sessions me donnent bien envie de choper ceux qui me manquent, Diatribes en bonne position

Jean-Jean a dit…

le seul Napalm Death que j'ai, et un des tous premiers trucs death que j'ai entendu - découvert sur un sampler Hard'n'heavy (Necessary Evil), je crois que j'avais rien entendu d'aussi bourrin à l'époque, d'ailleurs j'arrivais pas à tenir plus de trente secondes ahah - tiens au passage mon gulo, en parlant du gros Shane puisque c'est un peu le moment, Venomous Concept ça vaut quelque chose ou pas ? vu en rayon cette semaine, la pochette m'a fait envie

gulo gulo a dit…

bof

rara a dit…

la premiere chanson est juste...