vendredi 31 octobre 2008

Oneiroid Psychosis : Stillbirth


Oneiroid Psychosis. Putain. J'ai dû croiser le nom une bonne dizaine de fois, forcément, quand je vivais dans l'attente de la prochaine newsletter (papier) d'Ombre Sonore. Faut croire que le bon Lol a failli à lever quelque chose de moi. Une nouvelle fois, essayons donc d'imaginer ce qu'il aurait pu dire ; "quelque part entre Sopor Aeternus et The Klinik", probablement et aussi improbable que cela sonne. Les rafales rythmiques vicieuses et biscornues sont en effet dignes d'un Putrefy Factor 7, qui aurait intégralement retapé sa déco au trompe-couillon : dessus les murs qui saignent de la rouille à cris de harpie, de belles tentures d'épais velours sombre, à coup de synthés spooky entre le trop beau pour être vrai et le Lou Pérac, une voix de goule folle de son corps à la Varney époque seultout dans ma crypte à la place du psychopathe à un ongle endeuillé du pétage de temporale, le tour est joué, l'atmosphère autre côté du miroir mitigé Twin Peaks/Weird Dreams (comprenne qui peut) est posée en un tournemain smooth as shit from a duck's ass, et le nom du groupe amplement mérité.
Et comme on est des goths, incurablement, on ronronne, mon pote. N'est-ce pas tout ce qu'on aime, se tripoter dans de la soie, jouer à se faire peur avec des poupées en porcelaine, se prélasser dans les torpeurs languides et les ululements aguicheurs, lécher des lames de rasoir, torturer sa vieille boîte à musique ... ?

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