lundi 24 novembre 2008

Grief "polluted" (edited)


Ici s'est tenu un temps un texte d'une nullité à se taper le cul par terre. De type qui ne sait pas ce qu'il veut dire mais qui ne va pas s'empêcher de le dire, pour accaparer le champ d'attention. Pas assez talentueux pour faire réjouissant dans le distancié, pas assez violent et obscène pour faire une bonne exhib. Juste mollement embarrassant.
Alors qu'il suffisait de dire sans plus de manières que si Overkill me cloue au pinacle du sentiment de combustion, de débordement et de faim, Polluted elle me jette comme un sac à patates au comble étourdissant et pantelant de ma malveillance et impuissance. L'adret et l'ubac de la frustration, sort of.
Et qu'en tant que tel il rejoint sans barguigner le panthéon de mes mignons.
Torso a le syndrome Motörhead : le tube intersidéral qui cache l'album prodigieux. Car cet éboulis en extase de Polluted n'est que l'évanouissement préambule à l'interminable noyade dans le même puits de négativité sans mélange ni quartier. Cette lenteur-là est pure toxine, elle anéantit l'horizon dans un paradis de mazout, elle comble tout de sa mollusquerie mi-solide, plus létale que toutes les variantes extrêmes et (trop) sophistiquées qu'on peut lui citer - Khanate & the likes, vous avez bien compris. Infâme et enivrante essence du sludge, n'importe quel Gaffiot vous le confirmera.
Danger, poison ; suprême.

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