dimanche 16 novembre 2008

In the Air Tonight

Comme qui dirait que je suis pas le seul à avoir le nez collé dans le sel essentiel de la vie, ces temps-ci ... Il y a deux personnes en ce moment qui savent très bien what Soum's all about, je suis juste un peu chagrin qu'elles s'entendent si mal, parce que je suis un baba - mais gardez quand même vos distances, hein, mes lapins ... L'amitié, c'est bien aussi. Mais trêve de mamours, place à l'amour.

L’autre soir, j’ai ressorti ce précieux disque, et dès les premières notes de Like Voodoo, il m’a donné envie de sortir me fondre dans la masse, d’aller voir si cette boîte de merde avait changé, si on pouvait espérer y trouver quelque frisson. J’en étais tout secoué, et excité, mais, lâchement, je n’ai fait que marcher dans la rue en grillant clope sur clope, les yeux embués en pensant à ce refrain. Who love you, who love you nooow ? Je me posais des tas de questions, aussi … Comment maintenir l’équilibre périlleux entre dance putassière de dancefloor et douleur mélancolique de sortie de nightclubs ? Comment faire de la new wave à l’heure où on nous gave de NRJ pop-electro-mes couilles, tous ces trucs sans saveur bons à faire danser de la poiscaille de prisu sans saveur et justes bons à me kicker out de cette boîte sans odeur ? Avec les mêmes machines qui font cette merde, comment faire de ce son la classe intégrale ? Comment y injecter la mélancolie, et emballer ça dans un Love The Night à faire évanouir le goth qui sommeille en toi ? Comment refaire quelques pompes musclor à la Nitzer au milieu de ces tubes de séducteur, et clore le tout avec riff samplé des plus clichesques & Johnnyesques sans perdre une once de sa superbe, de son charisme ? La réponse est Douglas + Terence, mon Jeannot ; même en alignant une ballade variétoche qu’on prêterait plus à un Collins qu’à un Gahan (Tonight I Sleep), jamais une once de ridicule, de kitscherie, tout est dans le regard, l’accent, la plâtrée de gomina aussi, la façon de tenir sa clope et d’expirer, total gigolo, total seduce me tonight, de regarder sa proie, de travailler au corps et aux coups d’œil la pintade sans lésiner sur les levés de coude et les remises en place de mèche tombante, entre l’index et le majeur, toujours. Tout est dans cette foutue saveur adulte, mâle, crâne et cruelle qui transpire entre les beats, et fait fondre les résistances. The attitude, mon Jeannot, The attitude. N’est-ce pas elle qui change la donne ? Elle qui fait de toi l’iris blanc au milieu des iris bleus de cette soirée ? Elle qui te donne toute l’assurance dont homme peut rêver dans pareille situation ? Elle qui fait tomber toutes les barrières et t’offre un chemin doré en plein milieu du magma des corps se trémoussant au point d’ébullition, jusqu’au but – jusqu’à la cible ? TA cible ? Elle qui fait taire les ricanements de cette assemblée de grognasses agglutinées, persuadées d’avoir les mâles à leur botte du haut de leurs fragiles talons montés ? Ha ! Ce soir, elles verront de quel bois se chauffe Douglas quand il est en mode lover…Et il y a fort a parier que plus d’une finira là où elle doit finir.

Jean-Jean

C'est beau, non ? On dirait du moi, en moins vulgaire.

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