dimanche 16 novembre 2008

Motörhead : inferno


Comme vous le savez tous si vous êtes papifiables - i.e bene pendentes, ramassis d'incultes - des fois, c'est marre ; elles nous gonflent, quoi ; trop c'est trop ; de leur complication, de leur angoisse permanente, comme si on avait pas déjà assez de la nôtre, qu'on doit scrupuleusement dissimuler, parce que la métrosexualité et le côté féminin, c'est quand même la plus monumentale entourloupe du siècle passé et que maintenant on est au vingt-et-unième, stupide. Alors des fois on en a ras la casquette de parader, de faire miroiter tout ce que la virilité a de séduisant, on a juste - envie ? même pas ; parce qu'on a un coeur ; mais envie de le garder pour soi ; besoin, de hausser le ton, de plusieurs crans, de montrer le gros butor borné et mécontent qu'on est, toujours prêt comme chez les scouts, que de toutes les façons c'est nous qu'on parle comme le tonnerre et pas toi, plains toi à ta mère ou à la nature, et la fierté qu'on a à être un gros con de bourrin susceptible, que tu peux taper tout ce que tu veux dessus je sens rien pauvre chose, et que t'as intérêt à la jouer effarouchée et discrète, poupée, pasque ça va finir par des trucs qui vont pas te plaire - et je parle pas de ce à quoi tu penses. Vu ?

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