jeudi 20 novembre 2008

Motörhead : Orgasmatron

Notre Jean-Jean a-t-il douté que l'on n'est jamais mieux servi que par moi-même ? A-t-il pressenti l'occasion du clash qu'il appelait de ses vœux ?



D’aucuns diront que ce disque ne porte pas son titre ; ce que j’en dis, c’est que le titre est une pléonasme ainsi placardé à côté du nom du groupe – les titres ? N’en faisons pas une liste, ça ne sert à rien les listes, c’est bien connu ; faisons-en donc une liste : Orgasmatron, Deaf Forever, Ain’t My Crime, Mean Machine, baby… what else, Georgette ? L’amour ? Papa Gulo nous en parle déjà assez bien, inutile d’en rajouter une couche – du reste Lemmy n’est pas qu’amour, il est aussi honneur, fierté, il aime bien les insignes militaires paraît-il, des fois ça le laisse rêveur, les beaux casques, les grands étendards ; et il y a rien de tel qu’un bon gros hymne pour se mettre en forme au petit matin, quand on regarde le monde gesticuler vainement autour ; de l’amour ? Bien sûr qu’il y en a ; pas l’amour comme on voudrait le voir, non, juste celui qui brûle et qui s’éteint brutalement pour laisser place à la tendresse, l’amour vrai, cruel, celui des lions, pas celui des chiens bêtement dévoués à leur maître ; et puisque le daron de ses roses lieux me laisse la parole & puisqu’il est totalement in the mood for lemmy en ce moment, j’en profite pour lui conseiller de bien potasser les paroles de Ain’t My Crime, qui ne parlent que de ça ; parce que c’est marrant, aussi (pour toi ça sera plutôt désolant, compadre) mais I don’t believe a word me fait juste l’effet d’une jolie chanson, à moi.

JJ
libellés: amphétamine


Fais-moi mal, Johnny Johnny

Ainsi que j'en badinais récemment en galante société, Motörhead comme accompagnement à la bagatelle, j'émettrais quelques doutes. La musique du grand vorace blessé est un orgasme en soi suffisant et exclusif. Elle peut à n'en pas douter donner moult urgente envie de s'adonner à des séances de galipettes endiablées, tellement elle fait le sang tourner plus vite et les mâchoires serrer plus fort, tellement elle enfle et secoue tout le corps. Elle peut sûrement être la muse de parades amoureuses plus qu'empourprantes. Mais rythmer le sac et le ressac, hmm, m'est avis que ce doit être comme un 69 : nul ne saurait être à égale, ou du moins et c'est par-dessus tout ce qui importe, à pleine présence à ce qu'il fait et ce qu'il reçoit à la fois, et il passe tristement et très équitablement à côté du bonheur des deux.
Je jure que je ne pensais plus tout en rêvassant à tout ceci qu'ils avaient sorti un album du nom d'Orgasmatron, le nom seul sent la bravade défaitiste ; d'autant que s'il contient, bon sang ne saurait se dédire, quelques passages agréablement pulsatiles, il n'est point de ceux qui me rendent insortable à enchaîner à la niche. C'est qu'on dirait presque que pour le coup ils parlent vraiment de la guerre, ces cons ! Ou alors c'est moi que les uniformes, la ferraille et le pas cadencé ne font pas suffisamment baigner du scrotum ...
Alors, j'en recauserai le jour que je serai réceptif à ce qu'il ressentait là-dessus, le grand. Je crois bien que je vois d'ailleurs, je me rappelle avoir un temps souhaité renoncer au commerce des renardes ; mais le poison sous l'empire de qui j'ai le mieux adhéré à la froideur de charogne de ce disque n'est pas bon augure de son potentiel hémo-densificateur.

GG

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