mercredi 12 novembre 2008

Overkill


Dieu ! que c'est bon ...
Bon comme une électrocution, bon comme partir en flammes dans les étoiles, bon comme avoir les couilles plus denses que le centre de gravité de l'univers ou un truc comme ça. Bon comme une came beaucoup trop pure dont on vient de taper une trace beaucoup trop désinvoltement généreuse, comme sa fournaise instantanée, la vague de plaisir qui enfle formidablement en remontant toute la colonne frémissante, les dents qui claquent en folie, les os qui fondent en un éclair, tout le corps qui part en eau, et tout qui devient blanc brûlant, aveuglant, assourdissant, blanc.
Et toujours pas de chronique du reste de l'album, parce que le reste de l'album, c'est juste du rock'n'roll de classe chef d'œuvre, instant classic, mortel, imparable, à filer des frissons et des transes, à enfoncer les murs avec la tête, les pieds et le sourire jusqu'aux yeux, tout ça.
Tandis qu'Overkill, c'est Overkill.
Sur l'album de rock'n'roll parfait, un morceau qui culbute la perfection à une sphère supérieure. Ce morceau est pure indécence. Plus cru que cru. Ce morceau devrait être illégal dans tout pays un tant soit peu socialisé. Impossible à écouter moins de trois fois d'affilée, et de six dans la journée. Celui qui le suit s'appelle Stay Clean.
Ce morceau vous n'avez pas fini d'en entendre parler, autant que de Magic et pour la même raison : que vous êtes ici chez moi (regardez-moi ces veinards) et qu'on tient là mon alpha et mon omega (ajoutez Devil's Plaything si vous aimez les trinités) ; un truc comme ça.

5 commentaires:

Raven a dit…

haha, ça me rappelle mon morceau rock'n'roll "alpha-omega" que j'ai eu pendant pas mal de temps et qui me mettais dans ce genre d'état, genre que je voyais rien d'au-dessus, qui puisse faire autant exulter, aka Paranoid - après y'a eu Mouth Breather, et Lightbringer aussi, de grosses montées incontrôlables, le genre de titres dont on ferait un bouquin à force d'en parler; de Motorhead j'en ressortirai difficilement bcp au-dessus des autres, vu le niveau (combien de tueries Lemmy a enfanté, hein, en même temps), mais Love me Forever (oui, c'est un slow, mais argh), Overkill, Ace Of Spades & Trigger figurent assurément dans le top, de ceux sur lesquels rester inerte est tout bonnement impossible.

gulo gulo a dit…

aaah ... je crois que je me suis mal fait comprendre ; y a pas de pendant pas mal de temps ; et Ian a en effet écrit un nombre au-delà du respectable de boucheries ; mais Overkill est Overkill ; cette chanson et moi c'est pour la vie, elle est au-dessus des plus grands hits de n'importe qui, même de Mötorhead, elle est au-dessus de dieu, et on la passera à mon enterrement, après les deux autres, au moment où tout le monde se fera la trace de l'o.d collective ; voilà le genre de truc que je voyais

raven a dit…

j'avais bien compris dans ce sens, que celle-ci est au-dessus de tout, puisque tu parlais de Magic et Devil's Plaything qui étaient déjà au-dessus de tout; Overkill est le premier morceau qui te le fait aussi intensément ? désolé si je suis lourd, mais Love Hate Love, Freed From Desire, ont-ils été des Overkill avant, à leur façon ? (j'essaie pas de tuer l'extase du moment, hein, c'est parce que je me sens aussi un peu comme ça par rapport à Mouth Breather, que cette histoire de titre-Dieu je l'ai vraiment ressentie avec Paranoid, genre qu'on ne penserait même pas a l'inclure dans un quelconque top 10 ou 5 vu qu'elle est seule et above everything; et que probablement ce sera celle-ci qui passera a ma mort même si je l'aurais pas écouté depuis des lustres)

raven a dit…

(ouh mais je suis chiant, moi)

gulo gulo a dit…

non. Love Hate Love me faisait tout plein des trucs partout et scotchait totalement le minot que j'étais à qui elle ouvrait tout un monde en lui enfin ; et elle me colle toujours la chair de poule ; mais je n'ai plus le même âge, et Overkill est Overkill ; au-dessus du sacré ; élémentale ; Overkill est l'overdose ; Overkill est moi, autant que Devil's Plaything ce qui n'est pas peu dire ; à la vie, à la mort