jeudi 6 novembre 2008

Phallus Dei : pornocrates



Comme disait Jouni : and then ... gothic.
En plus gothique encore que ça. Sans maquillage, sans gothic rock, cette chose mal ajustée, à refrains de bordée pour larmoyeurs. Du rock joué comme de la musique classique, avec la simple autorité limpide des aristocrates, avec une voix au drapé austère, impeccable, impérieuse sans un mot glacé au-dessus de l'autre du moindre murmure. Sans un atome d'indulgence, sans théâtre autre que le tragique naturel des choses.
Du fétichisme, aussi ; pas le vulgaire, le ricanant, les sueurs chaudes ; celui qui étrangle et écrase d'une caresse légère comme une plume, interminable comme un rêve, lente comme les jouissances les plus hors de sens, lourd comme l'oeil au plus noir du désir.
De la cruauté, fatalement. En ces lieux on découpe, dilacère, calcine ; sans même ôter des gants de velours que le sang ne tâche pas, sans précipitation ni emballement inutile, sans jouer une colère qui n'existe pas, sans pitié.
Retourne écouter Ordo Rosarius Equilibrium, petite. Tu ne devrais pas traîner ici, sais-tu ? On imagine rarement dans quoi on peut se retrouver jusqu'au cou à vouloir frayer avec qui on est étranger, si séduisants soient ses atours. Oublie ces rêves que le regard du dragon tombe sur toi. Trotte.

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