lundi 22 décembre 2008

El Thule : green magic


Le sable, c'est comme le bayou ; beaucoup trop de disques qui "sentent le". Faut-il préciser que celui-ci dieu merci n'est pas du nombre ?
Certes, El Thule c'est un peu Kyuss ; Kyuss avec un batteur dont les parents n'ont jamais dû parvenir à la station bipède, et qui comme moi ne voit nulle part le mot "baguette" dans l'intitulé de son poste - tu me suis ? Kyuss qu'on a chopé par le colbac et vigoureusement frictionné au papier de verre, pour en ôter l'effet vernis sur la peinture, et pour les pisser off un peu aussi ; parce que bon. Hein ?
El Thule, c'est complètement ensablé ; le falzar, les cheveux, les naseaux, les jantes, même le lave-glaces, et à commencer par le moteur - le liquide de refroidissement ? longtemps qu'ils l'ont séché, si tu vois ; ça crisse, râpe et brûle sous la dent et ça suffoque tout, et c'est pas ça qui les empêche de le pousser en surchauffe sans pitié, sans répit - lâchera ? sûrement à un moment, explosera sous l'abrasion, déjà ça grésille, branle, vrombit crépite et miaule big time, des morceaux de carlingue se font la malle, des morceaux de Ramesses, Heavy Lord, Laudanum, qui voltigent déjà des miles derrière sur le ruban gluant, et ça trace toujours, comme un Milligram qui aurait mortellement soif d'infini : rien à foutre, passe la suivante, au nerf, et déchire l'horizon ; la face vers le bas. Tu piges ? Vers le monstrueux aimant ; tu piges ?

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