lundi 22 décembre 2008

Fiend : agla


Fiend sur disque est confondamment fidèle à Fiend sur scène. C'est à dire, pour évacuer immédiatement le prosaïsme, du stoner doom maousse, avec un batteur qui réfrène très mal ses accès de bourrinitude, un sympathique parfum de bordel à chacun des nombreux changements ou démangeaisons de changement de tempo, souvent imputables au susdit, et une voix de pur miel.
C'est à dire surtout une musique aussi nocturne qu'elle est lumineuse, une braise comme un soleil de fournaise dans une profonde et bienheureuse grotte, une musique païenne rayonnante d'épaisseur, qui tient autant du pendant hyperviril de Jex Thoth que de la matrice originelle, un miraculeux bain de rocailleuse chaleur, qui confit langoureusement l'âme dans l'ambre capiteux. Un simple, dans le langage des guérisseurs. Chargé sans mélange de toute la magie curative du doom.

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