mercredi 21 janvier 2009

Arnaud Rebotini : Music Components


Le vieux sanglier est de retour sans le jeune chébran mais avec ce qui avait fini par le tirer de l'obscurité. Une somptueuse house, ténébreuse, mystérieuse, raffinée - et ultra efficace ; aussi moite et noire que la piscine d'encre Remote, mais constellée de scintillements perçants d'air froid. Vous vous dites à part vous qu'on y perdra tout l'intérêt claustral de Remote ? Innocents ...
Rebotini est toujours le King, a/du grave parfaitement lubrifié et brutal, b/ de l'aigu druggy colle à bois, c/ de la montée "genoux = sauce blanche" massive qui prouve l'existence techno de ce qu'on ne trouve pas en terre chevelue, l'attelage Neurosis-Bolt Thrower (Intronaut ? pas assez de lignes droites).
Si vous comptez par-dessus le marché une maîtrise de la torture du temps mer d'huile dominico-matutinal facilement digne du seul bon disque de Kittin/Hacker, que vous pouvez rêver de Panacea revisité Beau Brummel, de Green Velvet sans la fascination pour sa petite loufoquerie, de Klinik glossy et couture ... vous saurez que vous allez prendre cher.

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