jeudi 22 janvier 2009

Cubanate : Barbarossa


Liam Howlett est anglais : vous imaginez s'il est flegmatique quand son équipe de foot a perdu - ou gagné, en fait.

Voilà ce qu'aurait pu être cette chronique, pliée dès le début de l'écoute dans ma tête de faiseur, si je n'avais fini, grâce à cet album jusqu'ici snobé comme je sais le faire, par être frappé de la nécessité de présenter mes excuses à Marcucus ici présent. Avec son survêt' pétant et cocottant, je l'avais pas reconnu : ainsi donc voilà le cousin de Jaz.
Coleman, oui. On sent d'entrée qu'il a pas dû avoir le parcours scolaire aussi caracolant, que forcément après il a passé bien plus de temps à tenir les murs, à pousser le ballon pour tuer la rouille avec les coulègues, qu'il fume pas le barreau de chaise mais le clopon sur clopon. Mais il est au moins aussi alcoolique et écorché, et sous le graillon qui a laissé sa lourde marque sur lui on sent le même tempérament arraché, fervent, prédicateur.
Comme il a plus la tronche farcie de migraines et de la sinistrose qui l'enrage que de mythes et de symboles comme le cousin, il n'a même pas pu appeler cet album Hosannas from the Basements of Suburbia, hosanna Marc il connaît pas, Marc il dit Exultation, et il est déjà pas peu fier de savoir l'employer celui-là. Rien d'étonnant non plus à ce qu'Il se nomme pour lui Lord of the Flies plutôt que Lightbringer. La lumière est là pourtant, aussi dure et métallique. Et quand bien même la fin du monde c'est un peu pas son souci le plus immédiat à Marcucus, n'empêche qu'avec son naturel rustaud il a senti ce grand vent-là se lever avant le cousin, et qu'avec son haleine âcre et cartonneuse il l'a célébré avec encore plus de confuse et rauque joie animale.

2 commentaires:

Le Moignon a dit…

Carrément qu'y a du Killing Joke là-dedans, je crois même que ça fait partie des références avouées du groupe ; celui-ci est leur meilleur, du gros boum-boum cyberpunk dansant et orgiaque, j'outrekiffe

gégé a dit…

et tu crois qu'il me l'aurait dit ?
remarque, je suis même encore plus fier de l'avoir deviné tout seul, sans l'avoir jamais lu nulle part