vendredi 2 janvier 2009

The Cure : Seventeen Seconds


Un ami cher me faisait tantôt remarquer que ces pages toujours roses manquaient cruellement de new wave et de post-punk. Il a raison. C'est inadmissible. Je veux dire, on croirait presque que je suis un métalleux, alors que la plupart des métalleux me conchient à bon droit.
Si vous saviez seulement, la quantité de bons disques dont je me dois de vous parler. Mais dont je peux juste pas. Parce qu'eux et moi, ça remonte à bien trop loin. Chacun son passé, ses cicatrices, pas vrai ? Je voudrais, ô je voudrais, que vous soyez part aussi de ce passé, parce que je vous aime tant, tous autant que vous êtes, et tant que vous ne pouvez commencer seulement de le concevoir. Mais comment parler de ces disques, sans raconter ma vie ?
Bien sûr, que c'est déjà ce que je fais à plein temps. Mais ce serait en pire. Certains disques font partie de moi. Peut-être est-ce pour cela que je ne suis jamais si à l'aise qu'avec les chroniques de disques que je connais depuis 15 minutes. La plus grande part des disques qui ne figurent pas ici et le devraient sont des organes du monsieur. Je ne sais pas vraiment à quoi ils ressemblent, et je rechigne un peu à m'éventrer pour les contempler avec vous, bénis soyez-vous ; pas sûr de bien trouver où tout remettre à sa place ensuite, voyez.
Par exemple, je sais pas si je serais capable d'accepter l'idée que quelqu'un passant ici me lance qu'il ne comprend pas qu'on pleure direct quand on entend "Play for Today". Je crois que mon pauvre vieux cœur pourrait bien s'en arrêter de battre.
Des disques comme celui-ci m'ont construit, et me tiennent debout autant qu'ils me rongent - mais la vie, elle s'use que si l'on sancerre, pas ? Et je peux pas, malgré l'envie que j'en ai, vous faire entrer dans ce qu'il me fait. Je serais bien piètre hôte, et puis vous pourriez me tuer, et comment vous donnerais-je tout le bonheur que je vous réserve, après ?
Vous voulez de ce truc dont tout le monde parle partout, le "bonheur" ? Écoutez "A Forest". Avec tout mon amour. C'est dieu qui nous envoie cette musique, elle tient douloureusement lieu de tout. C'est plus grand que la vie, et pourtant il faut être salement en vie pour en éprouver toute la joie. C'est ce qu'on appelle la poésie, cette chose dont je ne serai jamais capable.
Take care.

1 commentaire:

Raven a dit…

aïe... tellement vrai. je préfère pas imaginer si tu as dans l'idée de toucher un mot sur disintegration, le second "gros cliché"..... ah oui y'a aussi The Top... merde.. ça fout salement les boules ses histoires-là, quand même. vas-y mollo.