lundi 12 janvier 2009

DJ WARRIO : After House


A la peur.
A ceux qui la connaissent. La vraie, la pure, le pur délice. Le frisson de 5h30, la peur panique de voir le soleil se lever, celle qui les visse à la piste visqueuse de sueur et jonchée de mégots souillés de rouge-à-lèvres et de vodka perrier, dans leurs sous-sols moites, qui les soude à la paille d'une énième vodka perrier, à piétiner bras écartelés et trop étroits pour embrasser assez, en mangeant leurs propres gencives énervées, qui leur imprime la figure d'un sourire roide, comme d'un fer chauffé à blanc, et tout pareil les saisit d'un froid immense jusqu'à la moëlle. Au ravissement, la panique, la famine, l'horreur, qui jetterait se noyer dans les bras de n'importe lequel des autres spectres, mourir, naître, à l'interminable instant où tout se confond, au grand maelstrom immobile, où il n'y a plus rien que tout, à la fois, ensemble, en soi, à en exploser de silence. A la peur d'en gober encore un et de partir en flammes plus haut encore, à la peur de ne pas en reprendre un et de partir en torche plus profond que tout ... aux Petites Heures.
A l'extase.

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