dimanche 4 janvier 2009

The Hope Conspiracy : Endnote


Encore un groupe que j'ai longtemps boudé de toute la superbe de ma mauvaise foi que vous connaissez pour démesurée, suite à un avorton d'écoute et un étiquetage hardcore'n'roll et deathwish crew ennuyeux à des kilomètres. C'est toute l'erreur. Il n'était que de s'approcher un peu. Ou sans doute d'être assez excédé et à côté de ses pompes pour se laisser approcher, bref.
Il y a effectivement de ça, du wanna be 'n'roll, plutôt dans l'humeur écorché sur plusieurs couches à la Planes Mistaken for Stars.
Ce qui fait que Hope Con vaut mieux que ce que ce devrait être, c'est que ça ne rolle pas. Mais alors du tout. Trop âpre, trop de rancœur dans la bouche, de détestation accumulée, ravalée, qui vient obstruer la gorge et les yeux, à en vomir l'arrière de sa langue. Aucun twist chez eux, malgré qu'ils en aient, sans doute ; trop raide comme la justice, comme une ambiance de 1945, on entend presque les tondeuses bourdonner, et les courses précipitées de nombreuses rangers, la soif incontrôlable, payback, settle the score, ce genre de merde. La colère, arrivée à un certain degré d'émulsion, ça n'est certainement pas beau, faut pas se raconter des histoires.
Parce que ça doit aussi être ça, le hardcore (oui, encore, à mon âge on a ses manies) : inquiétant, pour dire le moins.

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