vendredi 16 janvier 2009

Last dose

Et après il faudra vous coucher, et arrêter de jouer avec l'armoire à pharmacie.



Skinny Pupy : Last Rights


Last Rights – le Disintegration de Kevin ? Peut être bien. Son univers. Sa cathédrale. Vaste monde que celui-ci. Vaste plaine grignotée dans ses moindres détails par le vice du junkie cyborg grimaçant dans un trip sans fin. Temple grandiose de la décadence alien. Too Dark Park version Home Cinema. Rabies en mode Kubrick. Superposition fatale de couches multiples, de la neige de peau répandue sur une nappe d’acide elle-même étendue sur une gigantesque fourmilière d’électrodes se tortillant de douleur. La famille est au complet – le son, ample, offre aux oreilles du visiteur imprudent mille et un cliquetis et gémissements. Chez Skinny contrairement à FLA, la superposition de couches sonores n’a jamais été gratuite – ce n’est pas seulement une superposition d’ailleurs, mais un assemblage méticuleux ; chaque son est efficient, chaque murmure s’imprime dans les circuits. Le moindre couinement de souris contribue au décor. Un immense théâtre pour laisser libre cours à ton imagination. Des images en veux-tu en voilà, de cauchemar turquoise, de rêve psilocybe, d’extase électrique.
Le summum de Skinny.


Jean-Jean

2 commentaires:

rafi2600 a dit…

Pretty Hate Machine

otype a dit…

Le summum de Skinny, je suis bien d'accord, cet album est monstrueusement total.