mercredi 7 janvier 2009

Necroblaspheme : Destination : Nulle Part


A la poursuite de l'insaisissable, douzième : action !
J'ai cru lire ici ou là que Necroblaspheme jouait du brutal death - peut-être à cause d'un premier album assez peu bouleversif, du peu que j'en ai tâté. Sur ce "second effort du combo", comme on dit lorsqu'on est chroniqueur ... je vois pas. Bien sûr que c'est brutal, c'est du death mon mignon, mais à ce train-là on va finir par dire que Krisiun c'est du brutal death, allons allons ... Necroblaspheme joue en toutes simplicité et honnêteté du death metal popote, sans faire des pieds et des mains dérisoires pour gagner le précieux label old school juste parce qu'il faut l'être si l'on n'est pas du côté de l'ultratechnique supersonique.
Votre ignare de serviteur a même réussi à penser, dans le fatras dépeuplé de ses références, à Entombed, sans qu'ils ne fassent rien de ce qu'on a coutume de faire pour s'attirer la très conventionnellement convoitée comparaison ; juste pour vous dire à quel point c'est juste purement du death metal dans son essence bonhomme et ursine, avec une à peine tangible mais busquée touche d'aujourd'hui. Est-ce que cela ne suffit pas déjà ? Quoi - me dites pas, non ... vous aimez pas le death metal, c'est ça ?

Un texte absurde et vain de plus ? Sûrement, je n'y connais rien en death, je prétends juste, parce qu'un disque c'est aussi (violons discrets) quelque part une rencontre, vous faire partager ce qui m'a attiré puissamment vers ce disque et m'en fait irrésistiblement pincer pour lui.
Un nom qui claque, du death metal sincère comme une seconde nature, sans trompe-couillon, juste délicatement (délicatement ? Necroblaspheme ? si j'en étais à une connerie près ...) auréolé du mystère séducteur d'un titre qui fleure suavement (vous voyez ce que je vous disais ?) une science-fiction gauloise désuète de poésie, et un artwork aussi figeant et fascinant que les merveilleux bruitages Alien qui ouvrent et ferment le disque.
Certains, je veux le croire, s'y laisseront piéger.

2 commentaires:

Karamazov a dit…

"les merveilleux bruitages Alien qui ouvrent et ferment le disque", c'est tiré du morceau "Rectum" de la B.O d'Irreversible.
M'a sacrément bien bercé fut un temps, reconnu dès les premières notes.
Un bon disque de death, merci, avec du coup ce petit cachet Rectumien, coup de coeur perso.

gulo gulo a dit…

aaaaaaaah ok, en effet ce passage musical est la meilleure (et seule bonne) chose du film