mercredi 28 janvier 2009

Phobia : Serenity Through Pain


Je vous parlais de limaille de fer dernièrement, right ? En v'là. A la tonne carrée. Sur le papier (pouah!), Serenity Through Pain c'est pareil que Zero Comfort Margin. Du grind très death. Sauf que le papier avec on se torche, dirons-nous pour faire grind, et qu'il y a ici tout ce qui manque à Circle of Dead Children. Gouache, gnaque, teigne, hargne, mettez ici le terme désinvolte et galvaudé qui vous plaira. Et chargez-le de plus de haine de l'espoir et de désir de stérilité qu'il n'en aura jamais. Parce qu'il y a cette basse et ces intros qui font plus que furieusement songer à des trucs cold-wave, genre, au hasard, Amebix, The Cure, vieux Neurosis, tous ces trucs pas aimables et pas séduisants. True cold wave, si vous voulez ; pas un truc d'étudiants (et pas la peine de me sortir la bio de Robert), pas un truc de maquillés (et pas la peine de me sortir les tofs de Robert ; Robert a tous les (passe-)droits ; Robert est Robert ; toi baver sur mon pote Robert, moi casser figure ; vu ?).
Le son. Froid. Comme le gravier, la scorie, le coron, la réverb, la boue verglassée, la migraine, la rouille, la dépression, are you morbid ? Oui, je focalise beaucoup sur le son des disques. Je le vis très bien. Les compos, tout ça, admettons, c'est très mignon, mais on parle de musique ou merde ? Le son n'est pas que dans la prod, en général je ne sais pas qui a produit, parce que je m'en tape. Mais qu'est-ce qui parle en premier ? Au coeur, je veux dire ? A quelqu'un pour qui la musique se mange ? Avec la gueule, c'est à dire ? A bon entendeur, salut.

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