vendredi 16 janvier 2009

Pornography ...

Alors, on se vautre tout son saoul, on se fout comme de l'an quarante si quiconque entend. On aurait pas voulu être un artiste. On en est un. Pas besoin de Salvador Dali californien par ici, on n'est pas du genre à accoucher dans l'eau, on accouchera au comptoir, mets donc la tienne pendant ce temps.

Pornography…

Levi’s. Coca-Cola. Microsoft. Pornography. Tout a déjà été dit au sujet de cet album. Tout, et pas grand-chose. Puisque on me laisse la parole en ces augustes lieux, je rajouterai quand même une petite couche de vernis au juste texte de Gégé : aussi paradoxal que ça puisse sembler, Pornography est le 4X4 de Robert – non, ça n’est pas Head on The Door (qui est son coupé sport, je vous laisse savourer cette métaphore d’un goût certain), ni Japanese Whispers (c’est bien une idée de nana ça, si je te revois rappelle moi te t’en coller une sur la joue droite quand j’aurais fini la gauche) – et puis j’en sais quelque chose comme vous tous, amoureux transis du cliché réfutant la beauté du cliché quand il devient trop cliché pour vos oreilles fuyant le cliché quand il se fait trop cliché, en soirée, ou seul, ou accompagné, en voiture, en vélo, à pied, à deux, à trois, soyons fous, à dix à vingt, ce disque s’adapte à toutes les situations pour mieux les niquer de l’intérieur, tout-terrain, PORNOGRAPHY UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN, il fait toujours le même effet comme le + beau des salauds : il te plombe l’ambiance gravement, salement, inévitablement, *colle l’adverbe de ton choix dans cet espace qui t’es réservé*, sourires gênés et demandes incessantes de tracklist légère, besoin d’ouvrir les fenêtres quand le smog se fait trop épais – ou le son trop présent ; il te la met en face en panoramique, il te met à l’amende et fout en vrac tes certitudes de gloire et de vie éternelle comme le plus gros cliché tragique qu’on peut imaginer - Requiem For A Dream - mais puisqu’on le connaît bien et qu’on le fréquente sans mettre de gants le cliché est d’autant plus assassin, et s’il te pète à la gueule faudra pas venir chouiner. On t’avait prévenu, depuis le temps. C’était marqué en gros au marqueur rouge. On en avait même fait un slogan.

Imbécile.

Jean-Jean

1 commentaire:

Raven a dit…

uhuhuhuh.. uhuh... uh