samedi 28 février 2009

Admiral Angry : Buster


Nauséeux, engourdissant, pétrifiant, lugubre, toxique, vil, comme d'assister à une longue, complaisante, graveleuse séance d'auto-flagellation au club de golf. Avant de se rendre compte que c'est soi-même qu'on est en train de contempler là comme un bout de mois mort.

Kylesa : Static Tensions


J'avais tout un fatras d'images pour cet album. Vous ne les saurez pas. Parce que je suis toujours embarrassé de moi, jamais satisfait, pour parler de sensations goths. Et que cet album est tout ce que le goth est dans mes yeux, mais a rarement la grâce d'être dans la réalité des disques labellisés.
Rugueux, sauvage, fiévreux, fervent, cru, brûlant et grelottant, sorcier, vulgaire et racé, épais et tranchant. Ça trace des eaux-fortes au cœur, et des fleurs de charogne. Ça piaule, ça mord, ça envoûte et violente la carcasse, sans ménagement. Mais n'ayez aucun doute : ce hardcore tribal-là peut être crust, metal, emocore, neurosien, tout ce qu'on voudra et pourra y trouver, mais il est avant toute chose goth ; il a des relents de death rock et de cold wave, de Sisters bien plus que de Catharsis. Du goth, vous dis-je. Que ceux qui ne voient que "Baizley" et "mélodies" et pensent à Baroness restent dans leur crasse à eux. Baroness sont des hippies, qu'ils fassent du prog comme tous ceux de leur espèce. Kylesa sont des punks, leur crasse est goth. And brightly proud. Ugh.

vendredi 27 février 2009

Architect : all is not lost



Curieux architecte. Leur second ci-dessous avait une atmosphère d'entraînement, certes très rugueux et poussé sur les endurcissements, on avait la tête dans le guidon et la face crispée du début à la fin, on sentait confusément dans le brouillard cuisant qu'on devrait reconsidérer une bonne partie de ce qu'on avait prévu de faire dans le week-end ; mais leur premier, moins metallisé et lustré, moins grâcieux et soucieux de fluidité s'il est possible encore, ne se contentera ni de faire mal, ni de briser, ni du premier sang, il vise la finition ; il sent, encore plus suffocant, le harcore de porc ; le pit sanguinaire, sinistre ; la rétribution, animale ; la cruauté toute crue ; la fin, tragique, qui approche dans une averse de revers de poutrelles.

Je ne pouvais rêver mieux pour glisser entre Blessing the Hogs et Enemy Ground.

Et ceux qui trouveront qu'en ce moment les parages manquent de disques qui parlent real pain ... sont des ânes.

jeudi 26 février 2009

Waning : Population Control


Derniers torrents de férocité. Derniers râles gargouillés d'héroïsme rêvé. Vaincus. Déchiquetés. Décomposés. Fossilisés. Cloués à la terre. Mangés. Par la marée d'un lichen de nano-organismes synthétiques. Engloutis par le froid qui monte avec eux, dans le flou de la raison qui patine. Dernières fourmis de douleur hallucinogène. Dernières morsures de la dislocation, de toute chose. Dernier frémissement de brouet, de l'existence.

mercredi 25 février 2009

Psyopus : odd senses


Comme qui dirait que c'était pas le jour pour arrêter de faire du pitch de petit malin.
Ni la colle, exact.
Mais aussi, comment résister à l'image de DJ Speedranch s'amusant à électrocuter la Frangine Iodine à grandes lampées forcées de Soda de Porc ... Est-ce que ça fait mal, dis ? Oui. Est-ce que ça fait des machins oranges ? Y a de ça, dude. Ca tape et ça glue, et les chats apprécient sûrement, mais ils aiment aussi Bernard Hermann et Bach, et ils ont la colonne vertébrale rudement plus souple que toi.
Ceux qui goûtent leurs guitares avec des riffs en seront quittes pour manger leur main ; ceux qui tombent pour les tempêtes absurdes de jovialité frappadingue où qu'on comprend rien à part l'appel à s'attraper le prunier un coup le secouer à en faire des osselets ... Eat the bloody capsule.

Architect : ghost of the saltwater machines


Nom de groupe à la con, titre à l'avenant qui sent plus le concept que le cockring, rythmique instable et déchaînée, riffs moulinant anti-linéaire qui maugréent et stagnent dans le grave, voix à s'en péter une temporale. Zzz ? Allons, allons : est-ce que j'ai dit mathcore à un moment ? Bon ...
L'architecte ne s'épuise pas en kung-fu jumpstyle hystérique dans le vide. Il est trop appliqué à mettre le poids sur les coups pour aller vite, hormis quelques accélérations pour des enchaînements rompt-os. MMAcore, plutôt - pas les assureurs, quoique t'aies intérêt à en avoir un bon, mais surtout un anti-takedown méchamment au point, parce que le pounding, ici on aime.
Allez détends-toi bien comme il faut, entre dans le cercle, et respire à fond et naturellement, la volée commence. Prends ce qui t'arrive.

lundi 23 février 2009

1969 Was Fine : ... But 666 is Alright


Side project de Punish - Yourself, pour ceux qu'ont la tête haut dans leur cul. Pourquoi side, au fait ? Pas que ça me pose souci, comme on dit de nos jours, tout comme j'aime les groupes qui sans fin travaillent au corps le même album, j'aime ceux qui ont une personnalité tellement envahissante qu'ils confondent leurs diverses identités et qu'on les reconnaît toujours de plain pied, même avec les lunettes de soleil qu'il faut pour les contempler ; et cet album n'est pas sur le côté mais pile dans l'axe, dans le pinceau fou des phares sur l'hyperautoroute 666 vers la pénultième dimension, entre Gore Baby Gore, et Join the Pink Panther Party si je me fie aux juteuses promesses de son titre. Toujours plus de sax, toujours plus de cowbells, de claps, de tambourins brutaux, de rumble in the jungle, ce sabbat-là est en passe triomphante comme un chibre de devenir le groupe de rock'n'roll idéal pour ce futur qui n'existe pas, pas ailleurs que dans tes fesses en tous les cas, et vers où il fonce debout sur les banquettes de sa décapotable cramoisie sur orbite, garage-wave à fond les gamelles, foncedé plein la malle arrière, thug twist'n'rave dans la nuit narco-noir dandy-punk - oui, j'en mets partout, et c'est pas fini, chéri. Tribal ; dionysiaque ; loubard ; orgiaque fluide naturel et primordial comme ... du Motörhead, tiens - au hasard : vous me pardonnerez, les gars, je ne connais ni les New York Dolls, ni Link Wray.
Le rock est grand. Et nous sommes son prophète.

samedi 21 février 2009

Funeral Mist : Maranatha


Qui l'eût cru ? Surtout de leur part ?
Si Roger Nelson et Robert Smith (au Top) voulaient faire du Transilvanian Hunger 2k9 - possiblement ensemble ... avec Davec Wyndorf préposé au bocal ...
Je prévois plusieurs articles avec cette image en en-tête, incluse une avec Docteur Null en signature, une autre avec "Blessed Curse" en titre : vous inquiétez pas les connauds, vous aurez loisir de comprendre que lorsque je dis qu'un disque vaut le coup, il vaut le PUTAIN DE COUP. C'est un qui a revendu leur "premier effort" qui vous le dis.

Buried Inside : Spoils of Failure


Buried Inside fait toujours du Buried Inside. C'est à dire du neurocore qui n'a pas volé son sobriquet de neuneuzizi, toxiquement, imbibé qu'il est d'emopost-truc d'une naïveté ahurissante. C'est cette désolation de proportion épique, chimérique, cette sincérité de mieux en mieux expulsée sans puissance, sans pachydermologie, sans couleur, sans fard - sans chichis, sans mysticisme, sans rien à contempler que sa misère démesurée, qui fait toute la différence, dans un style si balisé, et si péjorativement avec ça.
Spoils of Failure est le The Gault de la famille. Une assommante, vertigineuse, nauséeuse, monocorde crise de larmes, qui s'accuse et s'étire sans fin, sans fond, en spirale dévorante.
J'approuve absolument la pochette.

vendredi 20 février 2009

Trepalium : XIII


Comme Slipknot, qui n'y est jamais parvenu, amuse-toi à remettre les mots dans l'ordre, trouve l'astucieuse chronique qui se cache dessous, et l'album encore en-dessous :

Grooves. Boucher. Caoutchouc. Cervicales. Hanté. Infectious. Muppet. Rafales. Zombie. Boogie. Tablier. Ricaner. Découpe. Mongolien. Bonheur. Beignes. Mécaniques. Funk. Saucisson. Enucléer. Dodeliner. Manoir. Maquillage. Blanc. Monster. Saccader. Rouler. Yeux. Arracher. Séquestration. Meule. Voûter. Popotin. Couteaux. Glousser. Lubrique. Bounce.

mercredi 18 février 2009

Fistula : shadow of the serpent


Il est peu, bien peu de choses aussi sludge que cette chose-ci ; il est peu de choses qui me fassent sentir ainsi la vermine que je suis ; peu de choses aussi reptiliennes, à pouvoir fixer de cet œil mort, vigilant, affamé ; aussi laides et froides comme l'écaille ; voyez comme cela fait son paon minable, au début, comme cela brûle ronronne et se trémousse sans élégance, de toute sa séduction terne et ardente ; mais c'est un animal à sang froid ; sentez comme il est déjà trop tard, comme il se glace et s'engourdit ; cette extase molle et aveugle, proche de la mort, c'est la digestion déjà commencée ; ce morceau est une des pires choses qui soient ; même pas flamboyant de négativité, haine, chagrin, peine, toutes ces fanfreluches ; juste plat, laid, sans grâce ni charme mais irrésistible, sans animosité, indifférent et dévorateur, le prédateur (ça me rappelle un titre de morceau d'un autre groupe, ça ...) avec une seule idée pour le diriger, il écrasera n'importe quoi sur son passage rampant, paresseusement déterminé vers une seule chose. Son seul amour. Son appétit.
Si dans votre vie cette chose reste toujours une piste sur un disque, mesurez votre chance.
Ne dansez jamais sous l'oeil du serpent.

mardi 17 février 2009

Lava @ le Pixi Bar, Bagnolet, 16/02/09

L'objectivité et moi, c'est vraiment une idylle impossible, j'imagine. J'y croyais ferme pourtant, puisque mes oreilles sont encore capables de faire les délicates sur certains plans de mes très chers Lava, plan qui sent la bonne idée pas encore bien huilée, plan répétitif qui dure un chouia trop, break qui casse un chouia trop la transe, bref, j'ose de moins en moins leur dire en face, je saoule déjà bien assez les malheureux Slugbutter avec ça ...
Revenons à nos moutons. Il paraît que Lava était à chier hier soir. Je n'ai pas remarqué. Pas remarqué non plus que la jouissivité de leur tube never-to-be-pressed s'érode en le plus petit rien au fil des gigues.
Nonobstant, je crois toujours dur comme épinard que ces zozos-là ont leur mot à dire bien haut parmi les vilains qui comptent.
D'autres groupes jouaient, hier soir. Vous me connaissez, je crois.

vendredi 13 février 2009

Wallowing deep in ...


Vous avez remarqué, ce blog pue la merde en ce moment ? Fait un moment que ça dure, en fait - non, dites pas depuis le début, vous savez comme je peux tenir à mes effets et concepts ... C'est normal, au vrai : ma vie pue la merde en ce moment, et depuis que j'ai de surcroît sabordé mon autre blog vide-ordures ... je vous fais pas le dessin.
Et, vous l'avez compris mais j'aime prendre les gens pour des cons, ce blog ne parle pas de musique. Ce blog parle de moi, évidemment, mais parle surtout d'amour. D'amour des femmes, désolé pour les moustachus, et d'amour pour la musique - puisqu'on est dans l'hénaurme, je me permettrai avec l'absence de délicatesse qui me caractérise de souligner que le mot est du féminin. Je me doute que vous vous doutez, mais je ne me lasse pas de le savourer : je me contrebranle de ce que le disque vaudra à mes yeux, ou aux vôtres, dans quelques mois, semaines, siècles, je ne suis qu'hippie, ou libertin, qui aspire à faire partager son brûlant sentiment pour le sus-mentionné au moment qu'il l'éprouve. Vous n'êtes sûrement dans votre écrasante majorité pas baisables, autant que je vous honore dans le seul contexte où ce soit furtivement (sans un adverbe avant l'adjectif, ce ne serait pas vraiment moi, déconnez pas) envisageable, pas vrai ?
Merde, je viens d'entendre la porte claquer mollement sur mon dernier mollasson de lecteur.
The more things change ...

PS : mon 'Gnon, tu continues à prendre tout ça et à faire ton affaire ici avec tout le flegme pour lequel on, au moins moi, t'adore, tu es le poumon de cette page - 'spèce d'un asthmatique, va ...

jeudi 12 février 2009

Glass Candy : Deep Gems


Carlito's Way + Kiabi = disco tragiquement vannée, torpeusement fatale. This is violence, dit-elle. Plus deep, tu meurs. Brutal trou d'air sur sérotonine airlines.
Et, brutalement itou, "Miss Broadway". Bim boum badaboum. Une locution passablement répugnante dit qu'il est des regards qui crient braguette, d'ailleurs en l'occurrence je dirais plutôt que ça crie dancefloor, à en écrouler les murs et les os, mais peut-être est-ce que ça revient au même. LA chose qui vient en une éjaculation de superbe sauver ton âme du fin fond de l'enfer où elle était noyée et enterrée. Et non moins résistiblement le passage entre tous de cette compilation qui aura ta peau sans coup férir.

samedi 7 février 2009

16 : Scott Case


Quoi, me dites tout de même pas que vous avez jamais fait ça, que vous savez pas à quel moment on fait ça ? Les clopes c'est bien gentil, ça fait tout froid partout quand ça s'éteint. Mais ces fois, là ... où ça suffira cash pas, d'avance ... Bref, je vous fais pas un dessin, vous avez saisi de quoi je parle ou vous avez pas, et pas la peine de faire des héroïsmes d'impudicité. 16 est fidèle à ça, à lui-même, à nous, au craving for zoloft, au happiness in zoloft, au skull smile, au zen, au total rien à branler bande d'enculés, allez simplement vous faire enculer ; simplement.

vendredi 6 février 2009

Den Saakaldte : All Hail Pessimism


Friselis métalliques pour dompter la tignasse, cintré dans des mélodies sur-mesure qui allongent la silhouette reconnaissable entre toutes, eau de toilette en trompettes fantomatiques, pendants d'oreilles satiens étincelants, émacié, le timbre épaissi et artistement chiffonné au porto : Gorgoroth a classe et charme fous, en smoking pour aller jouer les pique-assiette à triste figure au gala de l'ambassadeur.

mardi 3 février 2009

The Knife : deep cuts (alt mix)


Morceau d'ambiance .... de début de nuit minable et échevelée dans un fast-food karaoke chinois derrière la Promenade des Anglais ... de lamé acheté chez Babali, d'étape piano-bar standing FR3, en attendant l'ouverture des portes du Blue Boy, entre Frantic et Modiano ... J'ai mal à la jeunesse.

lundi 2 février 2009

Gnaw : This Face


Skinny Puppy a Devils in my Details. Khanate a This Face. Un disque de chanteur Joker, de fauve échappé. Il faut espérer qu'ils fassent l'impasse sur Mythmaker.
Voyons ... Je leur parle de Virgin Prunes, ou pas ? Allez, je leur dis pas. Or donc, This Face a une gueule de death industrial de dépeceur, de power electronics tribal, éclaté sous la lune immonde à grandes volées de cric, barbelé d'occultisme de banlieue déshéritée et de petits bois vicinaux très mal famés.
Et en officiant, Face-de-Pou, toujours plus chaleur avec un micro entre les mandibules.

Ordo Tyrannis : Vasa Iniquitatis


Comme t'es un gros cave dont la concavité n'est plus à prouver, t'as jamais sorti les doigts de ton cul pour écouter Archon Satani, et en toute logique tu te poses pas des questions aussi inutiles que "qu'est-ce que ça donnerait Archon Satani chez les beumeus ?". Ou plus précisément joué avec une guitare aigrelette et foireuse, un chanteur dégueu avec une grosse glaire de cendres sur l'arrière de la langue, et la boîte à rythme d'un Godflesh dans un de ces jours où, bof, quoi, j'te raconte pas. Tiens moi aussi d'ailleurs, je sais pas ce que j'ai, pas trop la pêche, pas des masses faim ... Je vais essayer d'aller vomir, tiens ... Ou pas, sais pas trop. Je sens pas trop mon estomac, en fait, ni mon corps. Mais je gerberais bien mon cerveau. T'as une bassine ? Je suis où, là ? Vous êtes qui, vous ? Qu'est-ce que c'est que cette merde ? Oh putain, ça me revient lourd et nébuleux ... j'ai toujours été là, dans ce crâne, dans ce merdier ... c'est sans fin ... si seulement j'arrivais seulement à remettre la main sur cette putain de nausée, comment est-ce que je la chopais, déjà, attends, en tournant d'abord par là ...

dimanche 1 février 2009

Lamb of God : wrath


Back to basics. On arrête la merde qu'on fait depuis tous ses albums après le premier, cette ridicule idée de mixer Iron Maiden et Fear Factory, à chaque groupe suffit sa daube après tout. Retour aux fondamentaux. Écouter Pantera, et porter des marcels. Bonne pioche, quand on a sur les sus-cités l'avantage d'une fascination nulle pour le drapeau sudiste (mais carrez-vous ce putain de bayou au cul une bonne fois pour toutes, tous, là !). Et une fluidité bien plus grande, ce touché qui fait qu'on sonne alcoolisé peu importe qu'on le soit, demandez à Spitfire - un naturel dans l'over the top aussi bien solisant que moshisant. Si vous prenez Phil Anselmo au sérieux et pour un parolier, si vous n'avez pas aimé Bleed sur le dernier Meshuggah, si vous n'avez pas la compulsion du haka quand vous avez levé le coude, si vous n'aimez pas faire des tronches de méchant flinguées par un sourire de bênet, les moulinets et les tetsui en l'air, faire la tête de De Niro qui pousse, growler Predator tout seul à la maison en hommage à Herbert Léonard ... laissez tomber ce disque

The Knife : Deep Cuts


Plus basiquement et gentiment electroclash que le suivant, qui est aussi le suivant sur la présente page, on a beau dire des fois SOUM c'est bien foutu - putassier et radiophonique, plus de moments Bjorg aussi, mais comme il y a aussi plus de moments Kylie pour compenser, on pardonne et on se laisse peloter gauchement dans les coins sombres de la discothèque, l'haleine de cette pauvre fille a beau être quelque peu écœurante, cette lippe molle, triste et agressive, gonflée, l'huître et la perle en une bouchée, on y a jamais trouvé parade, heureusement qu'elle est rare (plus journalistiquement parlant, avec "Pass This On", The Knife ont déjà ici l'art de la chanson dont te vient l'envie brutale et sexuelle - oups pour le journalisme - en allant chercher le pain, comme un con sans l'i-pod que t'as pas, un vrai fan des eighties a un walkman, word), et confirment un goût prononcé et très approuvé céans pour la chinoiserie en portion individuelle pour insomnie téléviso-assistée, pour goth esseulé en mal de neuf semaines et demie un dimanche soir, s'il faut tout expliciter.

The Devil's Blood : come, reap


Ecstatique. Ou extatique, si vous préférez ou que vous êtes un peu tartufes. Peu importe : vous avez bien dû remarquer que j'abuse de ce terme - comme dans la formule drug abuse, voilà.
Mais est-ce que je l'ai déjà accouplé aux termes doom, hippie, satan, hard rock ? Ah, pour Jex Thoth ? Vous avez probablement raison. C'est d'ailleurs à Jex Thoth que je pense fortement en écoutant ce disque, quand bien même la partition est ici moins ouvertement religieuse et champêtre - quoique, sur le finale Voodoo Dust, ses dix minutes et son orgue Doors. La lumière, en tout état de cause, est tout aussi paradisiaque, voire Paradise City, parce que oui, il y a là en plus une saveur plus hard rock que chez Jex, cris d'orfraies masculines aidant, au milieu du miel crooner-stoner-pop entre Josh Homme qui jette son chewing gum à l'entrée, et des choses plus enfumées et empoussiérées comme Yes et Led Zep ; en fait ce qui fait avant tout penser à Jex Thoth, c'est ce côté satan qu'on ne trouve rien d'evil et graou auquel rattacher, ce luciférisme hard rock éblouissant, dyonisiaque, bab, insoutenable d'euphorie.
Bon, si, ce disque est religieux, finalement. Et j'aime aller à la messe, considérez ceci comme un coming out si vous aviez pas encore compris.