mercredi 18 février 2009

Fistula : shadow of the serpent


Il est peu, bien peu de choses aussi sludge que cette chose-ci ; il est peu de choses qui me fassent sentir ainsi la vermine que je suis ; peu de choses aussi reptiliennes, à pouvoir fixer de cet œil mort, vigilant, affamé ; aussi laides et froides comme l'écaille ; voyez comme cela fait son paon minable, au début, comme cela brûle ronronne et se trémousse sans élégance, de toute sa séduction terne et ardente ; mais c'est un animal à sang froid ; sentez comme il est déjà trop tard, comme il se glace et s'engourdit ; cette extase molle et aveugle, proche de la mort, c'est la digestion déjà commencée ; ce morceau est une des pires choses qui soient ; même pas flamboyant de négativité, haine, chagrin, peine, toutes ces fanfreluches ; juste plat, laid, sans grâce ni charme mais irrésistible, sans animosité, indifférent et dévorateur, le prédateur (ça me rappelle un titre de morceau d'un autre groupe, ça ...) avec une seule idée pour le diriger, il écrasera n'importe quoi sur son passage rampant, paresseusement déterminé vers une seule chose. Son seul amour. Son appétit.
Si dans votre vie cette chose reste toujours une piste sur un disque, mesurez votre chance.
Ne dansez jamais sous l'oeil du serpent.

3 commentaires:

MoizBassTard a dit…

On en reparle dans 6 mois mon gars. On verra si tu le trouves toujours aussi mothherfuckin' charmin'.
Je persiste et signe: Cet album n'a pas de longévité. Au bout de quelques temps, tu le considères comme un truc sympa à écouter en fond ou pendant une masturbation pour se distraire de l'ennui.

Liria a dit…

J'espère bien que non !

gégé a dit…

je m'ai gourré : j'aurais dû mettre des guillemets, je parle pas de l'album, qui est, hm, sympathique, mais du morceau - qui, avec Cocaine, justifie seul l'achat