dimanche 22 mars 2009

Beneath the Massacre : Mechanics of Dysfunction


Aujourd'hui, votre copain Gégé vous explique le moustache-metal. Vous entendrez appeler ça deathcore, brutal death, technical brutal death metal, slamming death, ultra death metal, br00tal fucking zb00b, tout ce qu'on peut désirer pourvu que ça blaste, sweepe et breake non-stop, au moins jusqu'à l'ennui, qui d'ordinaire montre sa mignarde frimousse vers la 2,5ème piste de la ... galette.
Ce n'est pas ce que vous procurera le ci-devant premier album de Beneath the Massacre. Comptez plutôt brouillage de la vue, perte des repères et paumage de la sensation. Mechanics of Dysfunction va plus loin que le dernier Hate Eternal, dans le style j'ai loupé ma vocation dans le gabber indus, puisqu'il remixe quasiment l'album de Xenonics K-30 en stroboscopes. Surtout, surtout, Mechanics of Dysfunction va beaucoup, beaucoup plus loin que Fear Factory. Dans le style total inhumain. Ça blaste, ça oui. Ça syncope, aussi. Ça saccade. Ça tronçonne. Ça pilonne. Ça tressaute. Ça turbine. Ça trépide. Ça hache. Erratiquement, furieusement, hystériquement, spasmodiquement ... hmm, rien réellement de tout ça. C'est juste incompréhensiblement, non-humainement brutal, sans animosité, sans conscience, des machines-outils militaires un peu bornées qui se tapent un coup de stress, et une grosse suée. On se sent vite désagréablement de trop, au milieu. Même émincé et pilé menu comme on l'est en deux douze.
Un album qui porte bien son nom, en somme.

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