lundi 30 mars 2009

Premier flingue

Suffisait d'aller le chercher, au fin fond de sa jungle, comme John R.


Monster Magnet : 4-way diablo

Effectivement mon Gérard, c’est un bon MM qu’on a là, et j’ai eu tort de l’ignorer. Notez que les initiales ne font pas référence à Macha Méril (ou Marilyn… Monroe) mais bien à ce groupe que j'ai découvert en voyant cette face de chausson cramoisi de Richard Berry faire sa choré fendarde de Frollo sur Space Lord, et que j’ai tant aimé avec Superjudge et le best of dans lequel on glane Bummer et Black Balloon en vrac avec leurs morceaux les plus Tungstène et Axe For Men genre Melt (ceux de Dopes ouais, mais God Says No aussi, en fait, j’ai retesté et elle le fait quand même pas mal, cette pute aguicheuse), Powertrip et Spine Of God dans la mêlée.

En gros, ce Diablo, c’est un peu comme le dernier Motörhead, you know the formule, en reproportionnant tout ça à une échelle Wyndorfienne (un blaireau que j’ai toujours trouvé moins attachant que Dave Lorraine ou Paic Axl, au passage, alors qu’il a un timbre à la hauteur des flammes de son pantalon) on peut donc dire : un bon Monster Magnet, mais un Monster Magnet quand même, avec son charme immédiat et sa redescente d’orgasme qui va avec. Sauf que, de série avec MM, ça veut tout dire et pas grand-chose, puisqu à bien y regarder chacune de leurs galettes à sa personnalité marquée et l’expression de ses tintements qui lui est propre (ça c’était juste pour faire mon malin) ; et sauf que, surtout, SAUF QUE, y’a un morceau dedans qui te fera l’acheter direct, toi amoureux transi de l’amour exprimé sans détours, qui comme moi aime à se repaître des cicatrices exhibée par les anciens, et qui m’a collé un gros coup de canif dans les intestins illico, et que je suis choqué de n’avoir point vu mentionné une seule fois par mon Gégé, au profit d’un Cyclone dont les deux premiers titres de l’album n’ont à mon avis rien à envier : I’m calling You. Ou la version vieux rocker désabusé de Right where it belongs… coupée avec du Infernal Love pur jus, plein d’amertume, de dégoût, de regrets, de désir brûlant d’en découdre avec la bête une fois encore, de retourner dans la tombe ; la tombe entre les jambes, voilà, et de souffler d’une voix de fauve blessé « I'm living your night and you my day »... si ça c’est pas avoir le sens de la formule, je veux bien me faire goéland. Une putain de chanson à côté de laquelle on peine à se concentrer pour les envolées purement insouciantes, les giclées de hardos libérées en feux d’artifices que sont Wall Of Fire, Solid Gold ou le très T.Rex 2000 Lighhtyears from home, l’espèce de petite sucrerie mi Red Hot’ mi Bon Jov’ Slap In Your Face, ou le traditionnel trip psyché-oriental avec Freeze And Pixelate, qui porte en lui les échos bien perecptibles de la boucherie qui advint deux pistes plus haut… des titres sensass oui, mais voilà, le jeune est aveuglé par une Lune rouge, tandis que le vieux prend son pied sur les Etoiles, et nous avons tous les deux raison, parce que nous sommes des hommes de goût. Les cicatrices, oui. Les blessures de l’âge qui résonnent entre les lignes, oui. La pléiade de standards exaltés et exaltants qui gravite autour de la boyasse à nu, encore oui. Cette outro traditionnelle suffisamment explicite, oui aussi. Mais osef, pasque I’m calling you. Osef, parce que « Please let’s have our love again »… Le seul morceau qui me fasse vraiment penser à une expression de survivance pure et dure, en fait, dans cet album de vieilles canailles.

Jean-Jean

3 commentaires:

gulo gulo a dit…

moi surtout, ce que j'avais jamais remarqué, sous les tonnes de carotène, de lotion à faire pousser le poil et les traces de cambouis sur les babines, c'est que Wyndorf est juste le sosie vocal de Trent

Raven a dit…

c'est vrai qu'il y'a plus que quelques points communs entre leurs voix

Paulo a dit…

EXTASE