vendredi 13 mars 2009

Total Contradiction ?

Personnellement je ne vois pas, mais j'ai notoirement des goûts de hachis parmentier humain, aussi vous laissé-je juger par vous-mêmes.


IRM : oedipus dethroned

De la musique médicale, de la musique rouge : voilà ce que je recherche depuis un bon nombre d’années. J’ai bien sûr rencontré le fétichisme de Die Form ou encore les délires d’Hermann Nitsch mais peu sont ceux qui parviennent à une esthétique totale comme sait le faire Martin Bladh. Dans le sang, Martin y voit Le Sang, dans la chair, Martin y voit la transfiguration ; et les instruments de chirurgie deviennent objets sacrés, Erik le paysagiste et la table d’opération devient lieu de culte sacrificiel. IRM n’est pas sordide ni blasphématoire, bien au contraire. IRM est religieux dans le sens le plus mystique du terme. IRM éclabousse intensément, purifie, prie et invoque. IRM te rentre dans le corps, extrait ton cœur et te transplante une variante pneumatique qui te transfuse sans cesse plus de sang – tes veines se gonflent, tes membres enflent comme des baudruches – ta cage thoracique éclate et tes yeux sortent, expulsés par ton cerveau gorgé de sang. Les deux chirurgiens chantent en cœur tandis qu’ils te pressent comme un citron pour extraire tes organes si matérialistes, si accidentels. Tu rends ton corps à la nature, à SA nature, dans l’extase la plus dionysiaque. Ça pulse, encore et encore alors que l’hémoglobine coule à flot par tes oreilles et tes orbites vides. Tu es crucifié, tu es réceptacle, tu es calice, tu es le Chemin, la Vérité et la Vie dans cet océan de sang. Amen.

Kawai

1 commentaire:

El Marco a dit…

l'Eucharistie dans une morgue