mercredi 25 mars 2009

Venetian Snares : Filth


On pourrait s'interroger sur la référence patente aux Swans, période fureur et châtiment, mais on serait vite fixé. On pourrait s'amuser à répartir ce que ce disque doit à chacun des derniers bons albums d'Aaron, la pumpiness glam de Chocolate, la jumpiness corrosive de Detrimentalist, la dryness sadique de Meathole, la spaciness de Chrome, la kinkiness inquiétante de Nymphomatriarch ... la cowiness dada de Glee ? Mais en fait c'est surtout un Detrimeatholist, défolié de tous les moments smiley love. On pourrait jubiler à l'idée des mises à l'amende carnassières promises à tous ceux qui ont donné nonchalamment Aaron pour mort, mais après tout qui ne sait pas reconnaître un bête coma d'un k-hole qui promet, doit savoir qu'il s'expose à des déconvenues.
On peut surtout aller précommander Filth, et en l'attendant adopter un rythme de vie sain et une alimentation équilibrée. Et stocker du gel.
Parce qu'une fois dans ta couche, celui-là ne t'en laissera pas échapper d'un rondelet petit moment, il est du genre qui enchaîne les sévices aux outrages, qui semble ne jamais avoir satiété mais plutôt voir son appétit toujours grandir plus torve et biscornu, dont les babines se font toujours plus larges et lunaires, les envies plus anguleuses et brusques, la paix plus impossible.
Monsieur Funk est revenu, quelqu'un de bien dans son époque jugerait probablement de bon ton de le ponctuer d'un "t'entends ?". Mais je suis juste quelqu'un de lourd.
Acid sex, tu vas finir en pièces.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

te fait les fesses , comme d'hab.

MPLF