lundi 13 avril 2009

Au tableau, maître corbeau tenant en son bec le Saint Fromage


Blood Red Skies fût l’occasion, pour Tante Robbie, dans un album au moindre éclat, de nous balancer LE morceau épique de toute une carrière, enfin le digne successeur de Beyond The Realms of Death, marqué par une impulsion massive et une structure encore bien enrichie du collagène putassier de Pamela Turbo : intro larmoyante, grandiloquente, cristalline et mélancolique comme le crépuscule de la croisade contre les Profanes aux Glaives Impies (une tentative de style, ne cherchez pas) combattant la Juste Foi du Prêtre par le Mal ; puis brutalement enchaîné sans prévenir sur un beat lourdingue de droïde en érection, glacial, et Rob(ocop) de souffler tel Michael Jackson son trop plein d’excitation, de persifler, de gronder, de hurler, flamboyant, majestueux, tel le phoenix survolant la cité des machines, quelque chose entre le générique de T1 et les scènes les plus élégiaques de Mad Max 3 ; avec A Touch Of Evil, LE morceau de Painkiller, plus encore que le titre épo, Judas nous a envoyé l’un de ses hymnes les plus too much pleine poire, une sorte d’hymne absolu si tu veux, et même si tu veux pas, c’est tout vu : THE hymn, dans un album qui n’en est pas avare mais pas aussi sûrement homogène et insécable qu’un certain Gégé voudrait nous le faire croire. Blood Red Skies était Michael Jackson. A Touch Of Evil est… Tina Turner. It’s simply the best: it’s the best. Intro Lucio Fulci, riff blockbuster, maouss Hard Rock au couplets érectiles, au refrain… séminal. La puissance musculaire générée par la prod Conan-Panzer de PK, la grâce métallique de Defenders, le sens du putassier dégoulinant de Turbo, l’émotion brute des ballades Screamingiennes, la version Titane de leurs plus beaux standards peut être, au moins des meilleurs morceaux de leur Acier Rosbiff ce qui n’est pas peu dire ; tout est là…. et plus que toutes ces considérations moléculaires et philosophiques, il y’a Rob, Robbie, Robert, Roberta, la fusion physique de Poelvoorde et Barthez dans un accoutrement cuir SM pour rappel aux aveugles, duquel une voix tout aussi extrême et matière à controverse (de goût) jaillit, sublime et pure, comme le rayon laser surpuissant qui jaillirait d’un chibre sans prévenir, au moment crucial ; sa voix, unique, magnifique, grandiose, too much, putassière, noyée sous des effets putassiers qui paradoxalement le montre sous son plus simple appareil, tel qu’il est… ce qu’il est : Guerrier. Prêtre. Diva. On l’appelle pas Metal God pour rien, la grande… Alors toi aussi, quand des fans d’Iron Maiden essaieront de t’apprendre la vie, tu sauras quoi leur répondre. Et puis DICKinson, hein… les vraies bittes putassières ne sont ptetre pas là ou on voudrait nous le faire croire, finalement.

Jean-Jean

3 commentaires:

Raven a dit…

enjoy the fromton, vil mustélidé

gulo gulo a dit…

soldat, je suis content de vous

Liria a dit…

Quand je pense qu'aucun de vous deux n'a souhaité m'accompagner au concert donné par Judas Priest à Paris fin mars dernier... BOUH !