mercredi 1 avril 2009

Dalëk, Oddateee, Vuneny, hier au nouvau Caz'. Moignon au rapport


Bon alors, résultat des courses.


Vunenni :

Mmmoui.
Plaisant.
Sympathique.
Gentil
petit
apéritif.





...


... Pas plus court, non ?

Ah oui, plus court, ç'aurait été bien, en fait, merci.


Oddateee :

Je m'en rends pas tout de suite compte, mais Oddateee, en fait de set, démarre par une session deejaying ; ce n'est que lorsqu'un pote blasé s'éloignant de la scène me le souffle à l'oreille que je pige la situation : en vrai, il chante et tout, mais là non, il mixe. ça sonne pas trop mauvais, mais bon, c'est sûr, quel intérêt ? Je profite d'un moment ou la zique tourne un peu raggavinaigrette pour imiter mon pote. Une façon peut-être pour Oddateee de tester le public ? Pourtant, en chemin, j'engage la discute à des connaissances journalistiques plutôt branchées DJ lifestyle, toi-même tu sais, qui semblent tout aussi dégoûtées, à plus forte raison qu'elles sont venues pour lui, la simple évocation de Dälek ne suscitant que des "connais pas trop", "aime pas trop", "trop dark", "suicidaire", etc. etc.
Toujours est-il que, alors que je me retrouve finalement au fin fond de la salle à partager l'amertume d'une bonne poignée de déçus, v'là-t-y pas que c't'andouille se décide enfin à empoigner son mic et à faire son show ; chacun se remet alors à sa place, au sens propre comme au figuré, car c'est là que démarre réellement le set d'Oddateee, ow tou ze dobeul dee tou zi ay to ze tee tou ze twipeul ee, dixit himself. Les instrus sont bien street, rythmiques lourdes limite Techno Animal, Ambiances austères, on se mange même un peu de synthé radioactif dans un moment de pur hip hop pour mutant post-nucléé. Je pige pas tout ce qu'il dit mais ça n'a pas l'air très jouasse non plus ("you can die now... Die ! Die ! It's my girlfriend... get out!", feignant quelques coups de lattes dans je ne sais quoi, de quoi faire travailler l'imagination je suppose)
Bref, grosse régalade.


Dälek :

Basses de porc. Mur du son. La grosse claquasse. Oktopus l'a jouée fin vénère ce soir, tant sur son attitude scénique, convulsée, habitée, que sur le volume sonore des instrus, qui tendent hélas un peu à occulter le flow d'un MC Dälek qui semble, ceci mis à part, au mieux de sa forme ; le son des instrus est d'ailleurs tellement excessif qu'on a le choix entre se boucher les oreilles et souffrir d'une distinction auditive un peu confuse, ou alors se niquer purement et simplement les tympans, au profit d'une compréhension plus fluide. Peu importe, dans les deux cas, on se mange quand même un très gros son noise dans la gueule.
Et puis il y a cette instru, un moment, ces larsens, on se serait cru à Birmingham, en train de se bouffer Pitch Shifter ou bien leur mentor divin et charnu ; ce moment j'ai dit, mais d'autres aussi, pas une minute de relâche, pas le temps de souffler, d'ailleurs, le groupe avait enchaîné direct sur la fin du set de leur poteau des rues.
Le final, c'est simple, c'est subversive script, avec la clique des premières parties qui débarque en featuring, en guise de générique de fin, comme, vous savez, celui de inland empire, ou on retrouve tous les personnages, du film, gentils, méchants, glauques, victimes, en train de danser sur un air de soul, et on se dit que décidément, on a rien capté à ce à quoi on vient d'assister - Dalëk en a d'ailleurs sûrement profité, le gredin, pour nous glisser quelques vilaines vannes pendant qu'on était occupés à acclamer béatement la moindre de ses déblatérations -, mais que c'était de toute façon quelque chose, non pas de bien, non pas de génial, simplement de nécessaire.

5 commentaires:

DMDFC a dit…

tout pareil? Ah non, j'ai aimé le dj set d'oddateeeeeeeeeeeeee. report chez le jumeau off course, la biz mes frêres!

gulo gulo a dit…

amusant, moi j'ai pas eu mal aux oreilles une seconde ; toujours aussi doué Oddateee, lorsqu'il se laisse enfin aller, même si on eu droit à moins de tranches de vie interludes sardonico-real - only hip-hop is real, hip-hop loves you, this is hip-hop ; Dälek ? à son plus dionysiaque

Anonyme a dit…
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DMDFC a dit…

Comme gulo, j'ai pas trouvé ça trop fort, pas eu mal aux oreilles non plus. Mais pas mal d gens racontent leur souffrance. Quand ils jouent sans limiteur de son c'est par contre absolument insoutenable... mais tellement jouissif!

Anonyme a dit…
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